plus de 3 700 personnes déplacées en janvier 2024 en raison du conflit dans le bassin du lac Tchad (OCHA)

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plus de 3 700 personnes déplacées en janvier 2024 en raison du conflit dans le bassin du lac Tchad (OCHA)

Le 18 mars, le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA) a indiqué sur X (ex-Twitter) qu’il y avait plus de 3 700 personnes déplacées en janvier 2024 dans la région camerounaise de l’Extrême-Nord, en raison du conflit dans le bassin du lac Tchad, vaste étendue d’eau qui couvre le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad.

Civilians in the Far North of #Cameroon continue to face violence.Over 3,700 people have been displaced in January 2024 due to the Lake Chad basin conflict.Humanitarian partners support existing efforts & respond to the needs of the most vulnerable.https://t.co/wVlhb48qNK pic.twitter.com/kNOdtbwaLl
— OCHA Cameroon (@OchaCameroon) March 18, 2024
OCHA rapporte que des incidents violents se sont multipliés dans certaines localités de la région à cette période, entraînant des déplacements de populations. Trois départements, le Mayo-Sava, le Mayo-Tsanaga et le Logone-et-Chari, sont particulièrement touchées, apprend-on. « Les incursions des groupes armés non étatiques (GANE) dans certains villages ont fait 22 morts et 12 blessés parmi les civils. Plus de 20 personnes ont été enlevées. Plusieurs maisons ont été incendiées et endommagées et des biens ont été pillés. Les partenaires humanitaires ont rapporté le déplacement de 3 705 personnes en janvier », indique l’agence de coordination de l’ONU, dans son rapport de situation sur le Cameroun actualisé le 1er mars 2024.
Selon OCHA, les partenaires humanitaires ont fourni une aide d’urgence aux populations déplacées, notamment des abris et des articles non alimentaires, de l’eau, des installations sanitaires et de l’hygiène, de l’éducation, de la santé et des services de nutrition par le biais du mécanisme de réponse rapide (MRR). Ils ont également fourni une assistance alimentaire aux populations déplacées. Malgré les efforts déployés par les acteurs étatiques, humanitaires et du développement, la situation dans l’Extrême-Nord reste préoccupante, car la violence et les déplacements qui en découlent continuent d’affecter le bien-être et les conditions de vie des populations.
Au 31 décembre 2023, OCHA estimait à plus de 450 000, le nombre de personnes déplacées dans cette région. Selon l’analyse du Cadre harmonisé d’octobre-décembre 2023, 826 000 personnes dans la région sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. En plus de l’insécurité et de la violence qui y règnent, ajoutées aux effets croissants du changement climatiques, l’Extrême-Nord est également sujette à des épidémies récurrentes (choléra, rougeole, poliomyélite…) qui représentent des risques sanitaires supplémentaires pour la population, et augmentent la fragilité de la région.
P.N.N
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