pour le TAS, l’assemblée générale de 2009 a adoubé Samuel Eto’o

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Il transpire de la sentence de 17 pages, rendue ce 23 août 2022 par le Tribunal arbitral du sport (TAS), que les divergences apparues entre les délégués de l’assemblée générale de 2009 ont joué à la faveur de Samuel Eto’o Fils (photo). La juridiction basée à Lausanne en Suisse a pris la décision de maintenir l’ancien capitaine des Lions indomptables à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Une décision motivée par le fait que la majorité des délégués de 2009 ont retourné leur veste en cours de procédure et adoubé l’ancien international camerounais.
Le 31 mars dernier, 45 des 76 délégués ont accepté de transiger avec le patron de la Fecafoot. Ils ont fait volte-face ce jour-là en reconnaissant la légitimité de Samuel Eto’o Fils. Et par ricochet, ils décidaient de se désister auprès du TAS. Un acte qui a décidé de l’issue de cette procédure, alors que certains avocats estimaient que « si un seul de ces signataires ne se désiste pas, la procédure continue ».
« Cette décision prise à l’unanimité des membres présents et représentés, alors que le quorum était atteint, s’impose à tous les membres de l’association, qu’ils aient assisté ou non à ladite assemblée générale. N’ayant pas fait l’objet d’un appel, cette décision est définitivement exécutoire », écrit Thomas Clay, l’arbitre unique du TAS dans cette procédure.
En théorie, l’assemblée générale avait un argument solide pour remporter cette affaire. Les délégués de cette assemblée sont en effet reconnus comme le corps électoral légitime à la Fecafoot par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Par ricochet, les délégués qui ont voté Samuel Eto’o Fils étaient illégitimes.
Condamnation en Espagne
Thomas Clay s’est aussi prononcé sur le second argument de la minorité des délégués de 2009, qui continuaient de demander l’annulation du processus électoral de 2021. En juin dernier, leurs avocats ont saisi le TAS pour l’informer que Samuel Eto’o n’avait plus qualité à répondre au nom de la Fecafoot à cause de sa condamnation survenue le 20 du même en Espagne pour fraude fiscale. À en croire ces avocats, cette condamnation rend l’ancien joueur du FC Barcelone inéligible à la présidence de la Fecafoot. Or l’article 47 des statuts de la Fecafoot prévoit que le poste de président est considéré comme vacant si celui qui l’occupe se retrouve en situation d’incompatibilité ou d’inéligibilité en cours de mandat.
« La condamnation par une juridiction espagnole de première instance de M. Samuel Eto’o Fils pour fraude fiscale (…) apparait, d’une part, sans aucun rapport avec la présente instance et, d’autre part et surtout, non susceptible de remettre en cause rétroactivement l’élection de celui-ci en décembre 2021 à la présidence de la Fecafoot », écrit l’arbitre du TAS.
À Yaoundé, les soutiens de Samuel Eto’o Fils exultent. La Fecafoot n’est pas restée atone. Dans un communiqué signé du secrétaire général par intérim, Blaise Djounang, Eto’o Fils appelle à l’union. Il espère aussi qu’une nouvelle ère s’est levée sur le football camerounais qui va désormais se jouer dans les stades et non dans les tribunaux.
Sauf que les délégués de 2009 qui ont refusé de transiger avec lui ne sont pas de cet avis. Sur sa page Facebook, Abdourame Hamadou, a promis de saisir le Tribunal fédéral suisse dès la semaine prochaine. Celui qui est devenu la principale figure des jusqu’auboutistes de l’assemblée générale de 2009 conclut : « qui vivra verra ».
Michel Ange Nga        
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