un conseiller d’orientation suspendu après avoir frappé un élève

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Un conseiller d’orientation du lycée technique d’Ambam, dans la région du Sud, a été sanctionné pour avoir frappé un élève. Aimé Valère Ebouele a été temporairement suspendu le 20 septembre de toutes activités au sein de cet établissement secondaire, dans l’attente d’une décision finale le concernant. Ce, sur instructions de la ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga (photo), qui lui proscrit également tout contact avec les élèves.
L’information est contenue dans une correspondance du délégué régional du Minesec adressée ce lundi au proviseur du lycée technique d’Ambam, via le délégué départemental de ce département ministériel. Le mis en cause avait donné « un coup de pied au flanc gauche » de l’élève Ulrich Ateba, âgé de 17 ans et inscrit en classe de première F3, lors d’un échange sur l’orientation scolaire le 15 septembre dernier, selon des informations concordantes.
Le proviseur, Benjamin Betare, avait déclaré que le conseiller d’orientation, dont le rôle est d’informer et de guider les élèves dans leurs choix professionnels, réagissait ainsi à « un mot mal placé » lancé par l’élève. À la suite de cet incident, l’adolescent a été évacué à l’hôpital de district d’Ambam où on lui a diagnostiqué une hémorragie interne, puis transféré à l’hôpital régional d’Ebolowa où il sera opéré en urgence. L’équipe médicale va procéder à l’ablation de sa rate endommagée. Rendue au chevet de l’élève, la Minesec en a profité pour condamner, une fois de plus, la violence en milieu scolaire, déplorant le fait qu’un enseignant en soit l’auteur.
« Le rôle des pédagogues est d’encadrer et de veiller sur l’élève », a dit Nalova Lyonga. Au Cameroun, on ne compte plus les affaires relatant des violences commises par un élève à l’encontre d’un enseignant. Mais l’inverse est également vrai. La loi du 4 avril 1998 relative à l’orientation de l’éducation au Cameroun garantit l’intégrité physique des élèves en proscrivant les sévices corporels et toutes autres formes de violence. À la suite de cet incident, la Minesec a annoncé la tenue d’une « conférence nationale sur la violence dans les écoles camerounaises » en décembre prochain pour tenter de trouver des solutions à ce fléau.
P.N.N
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