Cameroun : décédé il y a un an, le papa de Samuel Eto’o a été inhumé à Ngambé

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Cameroun : décédé il y a un an, le papa de Samuel Eto’o a été inhumé à Ngambé

Ngambé, un arrondissement situé dans le département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, a vibré, du 12 au 13 avril 2024. Pas à cause d’un séisme, mais parce que Samuel Eto’o, l’ex-capitaine des Lions indomptables du Cameroun et par ailleurs président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), malgré son agenda hyper chargé, a enfin décidé d’enterrer dignement son papa, le nommé David Eto’o, rappelé à Dieu, le 17 avril 2023.

Cette cérémonie d’obsèques, à laquelle le chef de l’État camerounais a été représenté par Oswald Baboke, Directeur adjoint du Cabinet civil à la Présidence du Cameroun, a débuté dans la matinée du jeudi 11 avril 2024 par la levée de corps à l’hôpital de la garnison de Douala, suivie d’une grande veillée au domicile du défunt sis au quartier Denver à Bonamoussadi, laquelle a créé des embouteillages interminables dans la capitale économique.

Ces embouteillages et la marée humaine observés à Douala étaient des signes annonciateurs de ce que devait être à Ngambé, la terre qui a vu naître le patriarche David Eto’o, mort à l’âge de 70 ans.

Qui était le patriarche David Eto’o, décédé le 17 avril 2023

Né en 1954 à Song-Mbengue, Ngambé, le patriarche David Eto’o, comptable et ancien de l’Église à l’Epc (Eglise presbytérienne camerounaise), a débuté sa scolarité à la maternelle, puis à l’école primaire de Song-Mbengue, où il obtient son certificat d’études primaires (Cep). Il poursuit sa scolarité au collège évangélique de Dibamba, puis à Douala, où il obtient son certificat d’aptitude professionnel en comptabilité. Il entame une carrière professionnelle en qualité de comptable dans la société Satom, dans les villes de Garoua, Yaoundé et Douala. Il se marie avec Christine Ngo Ndébi de la famille Lôg Nuk. De leur union naissent six enfants, dont trois filles et trois garçons, parmi lesquels le célèbre Samuel Eto’o, président de la Fécafoot.

David Eto’o, décoré par le chef de l’État ”Officier de l’ordre de la valeur”, à titre posthume, quelques minutes avant son enterrement, était un chrétien pratiquant engagé à l’Église presbytérienne camerounaise (Epc). Il a été consacré Ancien de l’Église, depuis 1991.

« Un vide difficile à combler »

Pour Samuel Yagnye, responsable de la famille Banen Bagwanga, « notre grand frère était une personne aimable, qui savait naturellement manifester et distiller l’amour autour de lui. Véritable centre de la paix, il était toujours disponible et accessible à l’écoute de tous. Son départ laisse un vide difficile à combler dans notre famille ».

« L’amour entre nous et être disponible pour les uns et les autres dans notre famille est le précieux testament que le patriarche nous donne. En paix et en toute tranquillité, il a vécu. En paix et en toute tranquillité, nous souhaitons qu’il rentre dans l’éternité », conclut-il.

« Papa David Eto’o, affectueusement nous l’appelions ″Abouda″. Papa Eto’o, qui s’en va aujourd’hui et qui nous laisse, n’était plus notre beau-fils. Mais par la force des choses, il était devenu un frère et un père pour nous de par ses contributions. Et quand je parle de ses contributions, je parle de la richesse morale, qui au quotidien, sont restés pour nous, les instants de richesse qui vont continuer de vivre en nous, même après sa mort », déclare Ndébi Ndébi Etienne, responsable de la famille Lôg Nuk.

« Les morts ne sont pas morts »

« Nous de la famille Lôg Nuk, venons ici ce matin, avec un message de gratitude et de reconnaissance envers Dieu Tout-puissant. Papa Abouda était un homme d’exception, un homme modèle pour nous ses enfants, pour nous ses frères. Je dis merci à Dieu pour la qualité de sa vie. Il nous a tous assistés ! Si ce n’était que l’amour, notre beau-frère serait encore en vie », ajoute-t-il.

« Papa, j’ai appris de toi la valeur du travail. Un travail acharné, un travail émancipateur, un travail dont les fruits doivent profiter à la communauté. C’est ce à quoi je partage mes efforts au quotidien. Travailler, creuser ses sillons, avancer sans jamais baisser les yeux devant l’adversité. J’ai appris de toi qu’on ne triche pas. Dans ce monde, il faut faire ce qui est juste. Papa, je promets que je ne me détournerai pas du chemin que tu as balisé pour nous » indique Samuel Eto’o, chef de famille et président de la Fécafoot. « Papa, les morts ne sont pas morts. Veille toujours sur nous ! », ajoute-t-il.

« Je comprends maintenant pourquoi le corps avait tellement duré à la morgue. Notre frère David Eto’o a beaucoup travaillé. Alors, il a mérité ces hommages. D’où la présence non seulement d’un représentant du chef de l’État, mais aussi des sommités de tous genres, venues du monde entier… Il a donc fallu assez de temps pour que les petits plats soient mis, sans fausse note, dans les grands. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère !», déclare une matriarche de Ngambé.

Emmanuel Batamag

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