Le groupement des transporteurs terrestres du Cameroun saisit le gouvernement pour dénoncer la corruption et les abus lors des contrôles routiers



(Investir au Cameroun) – Le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi a reçu en décembre dernier, une délégation du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC), conduite par son président National, Ibrahima Yaya.

Au menu des échanges, le GTTC a posé des préoccupations impactant négativement les activités des transporteurs. Il s’agit notamment « des actes de corruption et abus divers dans le contrôle des charges sur le réseau routier et la nécessité de renforcer les capacités des acteurs du secteur.», lit-on dans le compte rendu d’audience.

En guise de réponse,  le Mintp a prescrit entre autres mesures, la réactivation du Comité interministériel de suivi des opérations de pesage routier (Cisop), l’opérationnalisation du camion étalon et le déploiement des mesures disciplinaires appropriées à l’encontre des agents véreux.

En février 2018, les transporteurs avaient déjà remis aux autorités un rapport décrivant la corruption à ciel ouvert sur le corridor Douala-Ndjamena. Des syndicalistes avaient révélé que chaque camionneur doit prévoir au moins 187 000 FCFA par voyage, pour graisser la patte aux douaniers, gendarmes, policiers et autres agents de la prévention routière.

L’ensemble des 78 000 camions en activité entre le port de Douala, la partie septentrionale du Cameroun et la capitale tchadienne (Ndjamena), payaient environ 175 milliards FCFA, par an, en termes de pots-de-vin.

Sylvain Andzongo

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