[Édito] L’avenir du Mali – JeuneAfrique.com

Je voudrais attirer votre attention cette semaine sur le cas du Mali. L’avenir de ce pays, où la démocratie a éclos il y a une bonne trentaine d’années, est incertain. Je vais essayer de l’éclairer.

Le père de la démocratie malienne est l’ancien président Alpha Oumar Konaré, qui a accompli deux quinquennats consécutifs (du 8 juin 1992 au 8 juin 2002). Lui a succédé Amadou Toumani Touré (dit ATT), qui a été renversé par un coup d’État le 22 mars 2012, à la toute fin de son second et dernier mandat. S’ensuivit une courte transition à l’issue de laquelle a été élu, le 4 septembre 2013, sans contestation aucune, Ibrahim Boubacar Keïta (dit IBK) pour un premier mandat de cinq ans.

De nombreux Maliens en sont venus à penser que leur pays est occupé ou que sa sécurité n’est plus entièrement entre leurs mains

La démocratie paraissait bien implantée au Mali, puisque l’ensemble des Maliens s’en réclament et veulent la pratiquer. Mais le pays a aujourd’hui sur son sol, pour une durée indéterminée, des armées étrangères accourues à la demande de ses dirigeants pour les aider à se protéger et à recouvrer le contrôle du vaste Nord, tenté par la sécession. De nombreux Maliens en sont venus à penser que leur pays est occupé ou, à tout le moins, que sa sécurité n’est plus entièrement entre leurs mains.

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