À la découverte de la musique camerounaise

- Advertisement -

À la découverte de la musique camerounaise

Sur son album La Marfée, Yannick Noah revient aux sources de son enfance au Cameroun. Il nous a semblé utile de mettre un coup de projecteur sur la musique de son pays d’origine. Son histoire est riche et ses représentants prestigieux depuis près de sept décennies.

Manu Dibango

Manu Dibango - 1

Le premier d’entre eux, le plus connu et reconnu dans le monde, c’est Manu Dibango. Ce saxophoniste, chanteur, pianiste et vibraphoniste de Douala a été l’ambassadeur majeur de la musique de son pays dès les années 1970. Il émerge sur la scène musicale internationale lors de la coupe d’Afrique de 1972 organisée au Cameroun. Yannick Noah a douze ans. Cette année-là, son album Soul Makossa fait le tour de la planète. Plus tard, Michael Jackson, Kool & the Gang ou Rihanna s’en inspireront pour ne pas dire plus. Sa carrière sera exemplaire jusqu’à son décès en 2020.

Le Makossa

Le style Makossa est né ! L’Afrique avait déjà Afro-beat et High-Life. Le Cameroun apporte sa pierre à l’édifice avec le makossa. Cette musique est caractérisée par une bass très funky et une section de cuivres rythmique. Les instruments utilisés sont guitare, basse, batterie, piano et cuivres. C’est une musique conçue pour la danse dans les clubs camerounais. Comparé au Soukous du Zaïre, le makossa utilise moins d’instruments mais obtient le même résultat : donner la fièvre en discothèque. À la base, le makossa repose sur le Kossa : danse des jeunes de Douala sur le rythme des claquements de doigts. Ensuite, sont venus se greffer des influences latinos ainsi que d’autres styles africains comme la rumba congolaise par exemple. Les précurseurs émergent dans les années 1950. Le genre évolue dans les années 1960 (Eboa Lotin, Misse Ngoh) et Dibango le rend populaire à une très grande échelle au début des 70’s. Son timbre de voix, sa tonalité de saxophone le rendront identifiable dès les premières notes.  

Générations suivantes

Etienne Mbappé, Nicolas Viccaro, Christophe Cravero, Nec+ - 1

D’autres s’essaieront avec brio au Makossa. D’autres encore assureront le succès de la musique camerounaise en empruntant des voies différentes. Le jazz deviendra peu à peu un élément incontournable de la musique du pays. Henri Dikongue, Vicky Edimo, Ben Decca, Gino Sitson, Zanzibar, Etienne Mbappe ou encore Richard Bona assurent un superbe relais culturel au Cameroun, qu’ils soient nés ou non dans le pays. Parfois, ils brillent dans le monde entier. Richard Bona est considéré comme l’un des tous meilleurs bassistes au monde. Né au Cameroun, il a ensuite grandi aux Etats-Unis. Ses albums Scenes From My Life, Tiki et Bonafied ont imposé un style unique. Quant à Etienne Mbappe, il est également l’un des plus brillants bassistes de la planète. L’un des plus demandés aussi pendant de longues années. Entre jazz, world et variété, il a joué avec Michel Jonasz, Claude Nougaro, Salif Keita, Ray Lema, Ray Charles…Ses albums solo sont superbes.

Aujourd’hui

Désormais, la musique jouée par les artistes du pays est moins enracinée dans traditions et jazz. Elle est plus influencée par R&B, rap et trap, dancehall, époque oblige.

Cet article est apparu en premier sur https://leclaireur.fnac.com/article/cp58119-a-la-decouverte-de-la-musique-camerounaise/


.

- Advertisement -