Le MRC autorisé d’organiser des meetings après plusieurs interdictions pour crainte de trouble à l’ordre public

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Pour l’installation officielle de ses nouveaux responsables dans le département du Moungo (région du Littoral), le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) va organiser ce week-end un meeting dans la ville de Nkongsamba. Après Bafoussam dans la région de l’Ouest en août dernier, c’est seulement le deuxième meeting que le parti de Maurice Kamto va organiser depuis l’élection présidentielle de 2018.
Avant ces deux occurrences, les autorités administratives avaient systématiquement rejeté toutes les demandes d’autorisation de manifestation publique du MRC en objectant des risques de trouble à l’ordre public. Mais pour Roger Justin Noah, le secrétaire général adjoint du MRC, on ne peut pas parler d’une nouvelle ère.
« Nous sommes toujours dans la même ère. On aurait pu dire que les choses ont changé si on obtenait facilement ces récépissés. Mais vous constatez que nous continuons de nous battre. On ne peut donc pas dire que les choses ont vraiment changé », fait savoir Roger Justin Noah.
Il rappelle que son parti a déposé la demande de déclaration à manifestation publique auprès des autorités administratives à Nkongsamba le 24 septembre dernier. Et il a fallu attendre cette semaine seulement pour que le sous-préfet de l’arrondissement de Nkongsamba III, Jean Temga, appose sa signature. Entre-temps, les responsables du MRC ont été obligés de reporter par plusieurs fois leur évènement.
Eric Léonel Loumou préfère lui parler d’un « moment de flexibilité » plutôt que d’une nouvelle ère. Celui qui a été conseiller politique d’Akere Muna pendant l’élection présidentielle de 2018 est en plus convaincu qu’on ne peut parler de nouvelle ère tant que le MRC continue de penser que Maurice Kamto est « le président élu ».
Ce parti arrivé deuxième dans les urnes en 2018 n’a pas arrêté de crier au hold-up électoral. Maurice Kamto a même appelé ses militants dans la rue, bien que ces « Marches blanches » aient été interdites par les autorités administratives. Pour plusieurs analystes politiques, cette situation a contribué à effriter le capital confiance du MRC auprès du ministère de l’Administration territoriale.
Cette thèse n’est par contre pas partagée au MRC où l’on soutient que les sous-préfets ne sont rien d’autre que « le bras séculier de la dictature au pouvoir » qui les empêche de se mouvoir. Les mêmes voix ajoutent que la bonne tenue du meeting de Bafoussam prouve que le parti de Maurice Kamto est loin d’être un danger public.
Michel Ange Nga

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