Le Cameroun et les autres pays de la Comifac s’engagent contre l’exportation du bois illégal

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La cérémonie de signature de la note du projet Tropical Timber Trade Facility (TTT) pour le commerce des bois tropicaux légaux et durables en Afrique centrale s’est tenue ce 22 septembre à Yaoundé. L’objectif de ce projet, dont le coût est de 6 millions d’euros (environ 4 milliards de FCFA) est de proscrire les exportations du bois illégal vers les marchés internationaux. Hervé Maidou, secrétaire exécutif de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac), a paraphé ce document pour le compte des 11 pays de cette sous-région engagés dans ce projet.
« La Comifac assure la tutelle politique du futur projet TTT. Elle est chargée de l’orientation, de l’harmonisation et du suivi des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale », peut-on lire dans le document de présentation.
L’autre signataire est Corinna Fricke, ambassadeur de l’Allemagne au Cameroun. « La coopération technique allemande (GIZ), mandatée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) va accompagner la Comifac et les États membres producteurs de bois dans la mise en œuvre de ce futur projet », précise le même document.
Les pays de la Comifac présentent ce projet comme un enjeu majeur à cause de la prédominance du bois illégal en provenance d’Afrique centrale. L’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) révèle que sur 55 millions d’hectares de concessions forestières enregistrées en Afrique centrale, seuls 18 % sont vérifiées comme légales ou certifiées. Le reste ne profite pas aux États et aux populations. Une situation que la mise en place du TTT doit pouvoir changer.  
« L’augmentation de la production de bois légal entraînera une augmentation des recettes fiscales dans les pays d’Afrique centrale et permettra à la population locale, en particulier dans les zones rurales reculées, de bénéficier d’un emploi légal », indique la Comifac.
En plus de ces avantages, ce projet est aussi un impératif, car les pays de l’Union européenne et les États-Unis sont de plus en plus exigeants sur l’origine du bois qui entre sur leur territoire. La Chine, qui importe à elle seule 60 à 80 % du bois en provenance de l’Afrique centrale, a aussi durci son code forestier en matière de bois illégal. L’article 65 de ce code interdit d’acheter, de transporter et de transformer du bois illégal.
Michel Ange Nga
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