Voici comment repéré une personne à « haut potentiel intellectuel »

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Voici comment repéré une personne à « haut potentiel intellectuel »

 

Alors que la saison 2 de la série HPI touche bientôt à sa fin, on fait le point avec la psychanalyste Hélève Vecchiali sur ce qu’est un haut potentiel intellectuel, également appelé « zèbre ». Ces profils atypiques sont souvent stigmatisés, et pourtant, ils ne cherchent pas à se distinguer. Qui sont-ils et comment les repérer ?

HPI : C’EST QUOI UN « HAUT POTENTIEL INTELLECTUEL » ?

Un « surdoué » a un quotient intellectuel (QI) supérieur à la moyenne (100), c’est-à-dire 130 ou plus. Mais sa « différence » ne se limite pas à un chiffre. Le zèbre possède, à la fois, une intensité intellectuelle, émotionnelle, sensorielle et créative.

Son sens moral naturel peut parfois surprendre. Il est en quête de la justice à tout prix, de la sincérité totale, de la vérité absolue, de la loyauté sans faille. Il ne supporte pas l’ennui et ne cesse de tout remettre en cause. Dès son plus jeune âge, un zèbre va se poser des questions existentielles. Il s’interroge sur la mort, la maladie, la solitude…

Contrairement à ce que certains peuvent penser, un HPI n’est pas une bête de foire. Il n’a pas tout vu, tout lu, tout entendu. Il peut même se retrouver en situation d’échec.

PEUT-ON ÊTRE DÉTECTÉ HPI À L’ÂGE ADULTE ?

Oui, il n’est jamais trop tard pour faire des tests psychométriques ou pour en discuter avec des spécialistes. Je dirais même qu’en cas de doute, c’est important de le faire. Le fait d’être surdoué induit des différences que l’on ne comprend pas toujours.

>> Les tests psychométriques, c’est quoi ? En France, les tests les plus courants sont basés sur l’échelle d’intelligence de Wechsler. Il en existe un pour les enfants de 2,5 ans à 7 ans, un pour les enfants et adolescents de 6 à 17 ans et un pour les adultes. Ils s’effectuent lors d’un bilan psychologique avec un psychologue spécialisé.

COMMENT SAVOIR SI ON EST HPI ?

On se sent parfois en décalage, on ressent des angoisses profondes, on passe son temps à réfléchir, on est capable de passer du rire aux larmes en l’espace de quelques secondes.

À l’âge adulte, ces caractéristiques peuvent laisser penser que l’on est « bipolaire ». Il n’en est rien. Se faire détecter, c’est un moyen de mieux se comprendre, d’être en paix avec soi-même. Cela permet aussi au zèbre de s’adapter aux autres et à son environnement. Il est essentiel qu’il apprenne à déployer ses ailes quand c’est possible et qu’il apprenne à les réduire quand c’est nécessaire. Sa singularité est souvent perçue comme une faiblesse, mais c’est en fait une richesse à condition qu’il sache l’utiliser.

QUELLES SONT LES DIFFICULTÉS AUXQUELLES LES FEMMES HPI SONT CONFRONTÉES ?

En raison de cette haute intensité émotionnelle, les zèbres ont la particularité de vouloir nouer des liens très vite et très fort avec les personnes qu’ils rencontrent. Ils ne s’embarrassent pas des protocoles, des formules de politesse. La relation est directe et intense. Ce comportement est parfois source de malentendus.

Les neurotypiques peuvent prendre ça pour de la drague alors qu’il s’agit simplement d’une curiosité intellectuelle. Malheureusement, dans le monde du travail, cela peut être mal interprété, surtout lorsque cette attitude provient d’une femme.

Notre experte : Hélène Vecchiali, psychanalyste et auteure de Un Zèbre sur le divan (éd. Albin Michel)

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