Les effets des changements climatiques sur les infrastructures routières inquiètent Nganou Djoumessi

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Le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi (photo), a écrit hier 6 septembre à différents responsables de son département ministériel pour la « prise en compte des effets des changements climatiques dans la conception des infrastructures routières ». Sans avoir mené une étude approfondie sur la question, le Mintp constate que les effets des changements climatiques observés depuis quelques décennies mettent à mal les objectifs du gouvernement en matière de construction des infrastructures routières. Ce qui rend vulnérable le réseau routier et altère les efforts consentis.
Cette vulnérabilité se manifeste par augmentation de l’intensité des pluies qui cause « une augmentation du débit des cours d’eau, une diminution du tirant d’air au niveau des ouvrages d’art, un engorgement hydraulique des ouvrages, une augmentation des phénomènes d’affouillement au niveau des piles et des culées de ponts, des inondations récurrentes de la chaussée dans les zones basses et de faibles pentes », fait savoir le ministre.
Afin d’apporter une solution immédiate à ce problème, le ministre Nganou Djoumessi demande que quatre nouvelles orientations soient désormais prises en compte dans l’élaboration des dossiers d’appels d’offres. Celles-ci sont : la révision à la hausse des coefficients de ruissellement, l’intégration du charriage des débris végétaux par les eaux lors du dimensionnement des ponts, la lutte contre l’affouillement des ponts en redimensionnant des ouvrages d’art ; et le relèvement de la ligne rouge au niveau des zones basses et de faibles pentes.
D’après des chiffres du ministère des Travaux publics, au 1er décembre 2021, le Cameroun disposait d’un linéaire de routes bitumées de 9 133,69 km. Une partie de ce réseau routier est vétuste et demande des réfections permanentes.
L.A. 

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