le mariage des jeunes instructrices vide les zones reculées de leurs enseignants

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Dans une interview accordée, ce jour au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, le ministre de l’Éducation de base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa a expliqué l’une des raisons du faible effectif d’enseignants dans les établissements scolaires dans certaines régions. Pour le membre du gouvernement, cela est en partie dû au fait que « les femmes constituent plus de 66 % des effectifs du ministère de l’Éducation de base ».
Ce n’est pas le genre qui est un problème, mais leur statut matrimonial qui évolue. « Au recrutement, elles sont célibataires et jeunes. Le maintien en poste de ces dames est aléatoire. Si une femme se marie et fait des enfants, nous n’allons pas nous opposer au regroupement familial », se désole le ministre Etoundi Ngoa.
Le problème est que « ces cas deviennent redondants ». Résultat des courses, les institutrices sont en sureffectifs dans les grandes villes. Une situation face à laquelle le ministre semble impuissant. « Maintenant, est-ce qu’on va discriminer quand on recrute ? », s’interroge-t-il, avant de souligner qu’il « il ne faut pas oublier que les femmes sont très nombreuses ».
L’objectif du Minedub étant d’atteindre les standards arrêtés par l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (Unesco). Ces standards sont de trois maîtres et le directeur, donc quatre enseignants dans chaque école de 100 élèves.
L.A.
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