Arise IIP, AEE Power, Zlecaf… Les derniers deals d’Afreximbank – Jeune Afrique

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À l’issue des Assemblées générales de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), qui se sont déroulées jusqu’au 18 juin au Caire, plusieurs partenariats stratégiques ont été signés. Alors que l’Afrique doit faire la preuve de sa résilience face à la conjoncture économique mondiale, l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) a été au cœur des discussions. Retour sur les points saillants de ces journées.

  • 35 millions de dollars pour AEE Power

Avec plus de 600 millions d’Africains privés d’accès à l’électricité, le développement du secteur de l’énergie est prioritaire. Dans ce contexte, Afreximbank a octroyé une facilité de 35 millions de dollars avec AEE Power, développeur d’énergie panafricain spécialisé dans les infrastructures électriques en Afrique subsaharienne. L’entreprise bénéficiera de cette ligne de crédit pour mettre en place sa stratégie d’expansion à travers le continent, notamment au Sénégal, en Angola, au Togo, au Kenya, à Djibouti, en Tanzanie et en RDC.


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D’une durée de quatre ans, cette nouvelle enveloppe a été rendue possible par le Programme de garantie d’Afreximbank (AFGAP).

  • Agir contre les pénuries alimentaires grâce à ETG Group

Un autre impératif : la lutte contre les pénuries alimentaires et la hausse des prix des produits de base sur le continent.


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Alors que la guerre en Ukraine affecte lourdement les chaînes d’approvisionnement de nombreux produits de base, Afreximbank a signé un accord avec le négociant africain Export Trading group (ETG), dont la mission est de connecter les petits producteurs locaux aux marchés internationaux. En tout, la Banque financera ETG à hauteur de 200 millions de dollars pour lui permettre d’augmenter son budget.

  • Booster le développement industriel avec Arise IIP

Un accord a été signé entre Benedict Oramah, le président du conseil d’administration d’Afreximbank, et Gagan Gupta, fondateur et directeur général de la plateforme industrielle Arise IIP.

Selon son communiqué officiel, la Banque soutiendra les opérateurs économiques des parcs industriels développés par Arise IIP, au Gabon, Togo et au Bénin. L’accord précise également une collaboration entre Afreximbank et Arise IIP pour la création de laboratoires de test, d’inspection et de certification des biens produits dans les parcs industriels en s’appuyant sur le Centre africain d’assurance qualité (AQAC).


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Cette avancée est susceptible de changer la donne, puisque malgré les efforts fournis, le potentiel industriel de l’Afrique continue d’être entravé par des problèmes tels que la non-conformité aux normes et aux réglementations techniques internationales, et l’incapacité à certifier les produits locaux destinés à l’exportation.

  • Accélérer le processus de transformation structurelle aux côtés de la Zlecaf

Comme l’a souligné Hippolyte Fofack, économiste en chef d’Afreximbank, malgré la résilience croissante des économies africaines, la région représente uniquement 2,6 % du commerce international et moins de 3 % du PIB mondial. Pour changer la donne, l’économiste estime qu’un partenariat étroit via la Zlecaf est nécessaire. Ainsi, son secrétaire général Wamkele Mene, et le président de la Banque panafricaine Benedict Oramah, ont signé un mémorandum qui explicite la collaboration des deux institutions partenaires pour l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale.


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  • Développer les industries créatives et culturelles

Le point phare de cette assemblée a été la mise en avant de l’importance des industries créatives (ICC) dans l’économie du continent. Selon les termes d’Hippolyte Fofack, les industries créatives africaines pourraient être la mine d’or du XXIe siècle.

« Tirer parti du riche patrimoine culturel de l’Afrique et du pouvoir créatif de sa jeunesse peut être le moteur de transformations économiques à l’ère de la Zlecaf. Les ICC ont le pouvoir de stimuler la croissance économique et d’approfondir l’intégration économique en alimentant une convergence culturelle », a-t-il déclaré. « Nous pensons que les industries créatives peuvent être monétisées et porter des valeurs commerciales. Ces talents créatifs aident aussi l’Afrique à se diversifier et rompre avec l’exclusive exportation des matières premières minérales et agricoles, ouvrant ainsi la porte de la transformation structurelle de notre continent », a pour sa part confié Kanayo Awani, directrice générale de l’initiative pour le commerce intra-africain (IATA).


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Selon le rapport d’Afreximbank, Nollywood est devenu le deuxième producteur et exportateur de films au monde, et l’industrie africaine de l’audiovisuel devrait connaître une croissance de 12 % d’ici à 2025. Confiante vis-à-vis de ce secteur, la Banque a signé un accord de trois ans auprès d’AAA Entertainment, une société sud-africaine de production et de distribution de contenus africains présente au Zimbabwe, au Kenya et au Nigeria.

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