l’Afrique se forme au Cameroun pour améliorer sa représentativité

0 47

La ville camerounaise de Kribi (Sud) abrite le 8e cours régional francophone sur la préparation de propositions d’inscriptions sur la Liste du patrimoine mondial depuis le 5 mai, journée dédiée à la célébration du patrimoine africain. Ce cours, qui se poursuit jusqu’au 17 mai prochain, a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la représentativité de l’Afrique sur cette liste par le renforcement des compétences des professionnels africains du patrimoine culturel et naturel.

Selon l’Unesco, le continent africain représente moins de 10 % des 1 154 sites inscrits au patrimoine mondial, une appellation attribuée à des lieux ou des biens à travers le monde qui possèdent « une valeur universelle exceptionnelle ». En cause notamment, les problèmes de constitution de dossiers qui doivent être portés par les États et l’absence de moyens permettant de mettre en place des comités d’experts.

Le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Bidoung Mkpatt (photo) a, à l’ouverture de la formation, relevé « l’importance pour l’Afrique de promouvoir la mise en place de mesures efficaces assurant le développement des capacités pour favoriser la compréhension et la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, bien plus, des instruments associés ». Selon lui, ce cours régional présente « plusieurs avantages pour l’Afrique en général et le Cameroun en particulier ».

Visibilité

Car, il permettra d’avoir une meilleure visibilité du niveau de préparation des projets d’inscription prioritaires des sites africains et de créer un cadre propice pour le renforcement de réseaux professionnels actifs entre les praticiens et les institutions du patrimoine, a-t-il dit. Ce cours régional intervient après un atelier national tenu le 4 mai dernier à Yaoundé, dont l’objectif était de renforcer les capacités des professionnels camerounais aux mécanismes de la mise en œuvre de la Convention de 2003 de l’Unesco.

Le Cameroun compte à ce jour deux biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco : la Réserve de faune du Dja (1987) et le Trinational de la Sangha (2012), parc naturel partagé avec le Congo et la République centrafricaine (RCA). Le pays compte également 18 biens inscrits sur la Liste indicative qui est un inventaire des biens que chaque État partie a l’intention de proposer pour inscription. Le pays a l’ambition de soumettre plusieurs autres dossiers d’inscription au patrimoine mondial de l’humanité, selon le Minac.

Patricia Ngo Ngouem

Lire aussi :

Sauvegarde du patrimoine culturel : le Cameroun se met à l’école de l’Unesco

Patrimoine immatériel de l’humanité : le Cameroun va renvoyer le dossier de candidature du Nguon à l’Unesco

cet article est apparu en premier sur https://www.stopblablacam.com/culture-et-societe/0905-8733-patrimoine-mondial-l-afrique-se-forme-au-cameroun-pour-ameliorer-sa-representativite

Laisser un commentaire