la GPS, sésame des sociétés locales vers l’étranger – Jeune Afrique

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Après avoir aidé pendant plus de vingt ans les entreprises internationales à s’installer en Algérie, l’heure est à la réorientation. La Générale Pharmaceutique Services (GPS) souhaite à présent faire bénéficier les sociétés algériennes de ses services. Démarrant le projet dans huit pays africains, l’entreprise vient de conclure un partenariat d’assistance technique au Mali pour couvrir la zone de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Fondée en 1996 par Bakhti Brahim, pharmacien de son état, la GPS a commencé par accompagner les multinationales du médicament sur tous les aspects réglementaires en assurant l’enregistrement, la promotion et le marketing de leurs produits, le temps qu’elles puissent créer leur propre filiale. Au fil des années, des sociétés d’ampleur (Aventis, GSK, Abdi Brahim, Roche ou encore Johnson & Johnson, Galderma, BMS) sont passées par ses services.

Nous sommes convaincus d’avoir des produits algériens aux normes internationales et avec un rapport qualité-prix inégalé

« Bâtir une stratégie, réaliser des études de marché et faire la promotion médicale, nous avons fait cela pendant des années, mais les besoins du marché sont en constante évolution et GPS doit s’adapter pour pouvoir garder sa place de leader », constate Malika Benmouffok, directrice générale. L’année 2020 a ainsi été consacrée à « se réinventer stratégiquement pour se maintenir en leader et répondre aux besoins de nos clients ». Avec pour ambition la conquête « de tous les marchés », la dirigeante se dit convaincue que l’Algérie dispose « de produits aux normes internationales et avec un rapport qualité-prix inégalé ». « Nous avons étudié les marchés africains et ceux du Moyen-Orient, nous avons donc proposé nos services aux producteurs locaux », ajoute-t-elle.

Un marché aux besoins spécifiques

En Afrique subsaharienne, les marchés et les pathologies sont différents, et il convient de s’adapter aux systèmes de santé, aux lois comme aux problèmes locaux. À la fin de 2020, les pays, les produits et la stratégie sont définis, les premiers contrats enfin signés. Reste le grand défi de la distribution, habituellement talon d’Achille des entreprises algériennes qui rêvent de l’export.

« Globalement, nous avons fait toutes les études possibles. On ne peut cependant que conseiller et c’est aux producteurs de choisir leur circuit de distribution », précise Malika Benmouffok. Pour exporter, le mieux est encore de passer par les plus grandes plateformes de distribution de l’industrie pharmaceutique pour rester compétitif.

Le marché africain est un marché d’importation, la majorité des produits en sont issus

En 2021, GPS se fixe un nouveau cap, s’orienter vers de nouvelles sociétés multinationales en leur proposant les produits locaux. Pour Malika Benmouffok, les relations doivent être bâties sur une approche gagnant/gagnant. À l’export, enregistrer les produits ne suffit pas, il faut arriver à les marketer dans un marché très concurrentiel. La GPS s’appuie sur « des stratégies de promotion efficaces pour gagner des parts de marché et rendre pérenne l’exportation ».

Le marché africain est un marché d’importation, la majorité des produits en sont issus. Les clients algériens de la Générale sont donc orientés vers les produits existants à forte potentialité, ou bien encore, pour ceux – et ils sont nombreux – qui investissent dans la recherche et développement, vers la création de produits innovants et à fort potentiel pour ces marchés-là.

« L’Algérie est véritablement un portail vers l’Afrique et la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord), notre objectif est d’être référencé comme étant la société qui accompagne les multinationales et les producteurs locaux dans ces zones », confirme la directrice générale @qui a bâti toute sa carrière au sein de ces écoles rigoureuses que sont les sociétés étrangères. Le prochain défi pour la GPS ? Ouvrir sa propre filiale.

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