Karim Morand-Lahouazi, l’enfant prodige du Kremlin-Bicêtre – Jeune Afrique

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[Série] « Maghreb-France : les ténors du barreau » (3/4). Passé par le droit des affaires, cet avocat à succès a mis plusieurs années avant d’embrasser sa véritable vocation : pénaliste, comme Jacques Vergès.

Maghreb-France : les ténors du barreau

« Il y a 100 ans, on condamnait un jeune officier qui avait le tort d’être juif, aujourd’hui on condamne un jardinier parce qu’il a le tort d’être maghrébin », tonne le flamboyant pénaliste Jacques Vergès en 1991 devant les caméras des télévisions françaises à l’issue du procès de Omar Raddad, condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal, et dont il n’hésite pas à comparer l’affaire à celle du capitaine Dreyfus.

Le choc de cette image combinée au poids des mots du ténor français probablement le plus médiatique (et le moins consensuel) des cinquante dernières années est à l’origine de la vocation d’avocat de Karim Morand-Lahouazi, qui a 11 ans au moment des faits.

Profondément bouleversé par l’injustice subie par le jardinier marocain, symbole extrême des clichés sur les Maghrébins, le jeune garçon tombe en admiration pour Jacques Vergès, qui a désormais la stature d’un héros, capable par sa seule verve et sa maîtrise du droit de faire bouger les lignes.

C’est décidé, il sera un grand avocat, comme Jacques Vergès, lui, l’enfant du Kremlin-Bicêtre, commune de la banlieue sud-est parisienne à l’histoire étroitement liée au monde ouvrier et à l’immigration. Pour le plus grand bonheur de ses parents, issus de milieux populaires, mais qui vouent aux études un infini respect, convaincus qu’elles sont la clé d’un avenir meilleur pour leurs enfants.

Des affaires au pénal

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