médina de Tunis, avenue Montaigne, même combat – Jeune Afrique

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[Série] « Maghreb-France : les ténors du barreau » 2/4. De son enfance à sa carrière d’avocate parisienne ultra médiatisée, dans sa démarche comme dans son discours, la Franco-Tunisienne Samia Maktouf a toujours affiché une pugnacité de guerrière.

Seule fille d’une fratrie de cinq enfants, Samia Maktouf a dû jouer des coudes pour se ménager une place dans cet univers masculin : « Loin d’être la fille qu’on chouchoute, que l’on protège, qu’on tient à l’écart, je me suis au contraire approprié toutes les techniques et les jeux des garçons, et j’ai très tôt appris à me battre pour me faire entendre. La famille a été mon premier champ de bataille. Cela m’a armée, préparée à affronter par la suite le milieu du barreau, qui reste, quoi qu’on en dise, dominé par les hommes. »

Et il faut reconnaître que cette avocate, habilitée depuis 2014 à la Cour pénale internationale, ne se laisse jamais démonter, quel que soit son adversaire. « Rien ne m’impressionne, en dehors de l’intelligence et du travail », nous lance celle qui a plaidé face aux monstres sacrés du droit français que sont Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti ou encore le juge Renaud Van Ruymbeke.

« Foncer »

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