à la rencontre des cueilleurs de plastique de Béjaïa – Jeune Afrique

0 24

C’est une dépôt sauvage de déchets comme le pays en compte des dizaines. Là, au milieu des ordures et des produits dangereux, des pères de famille et leurs enfants viennent chercher de quoi gagner leur pain quotidien.

Une immense décharge à ciel ouvert couvrant plusieurs hectares, des deux côtés d’un cours qui ne charrie plus que des eaux usées noirâtres et nauséabondes. C’est le spectacle qui frappe quiconque passe entre les communes de Tazmalt et Boudjellil. Chaque jour, des camions-bennes viennent y déverser les près de 300 tonnes d’ordures ménagères d’une trentaine de localités relevant de trois communes sises au sud de la wilaya de Bejaïa, au pied de la chaîne du Djurdjura, en Basse-Kabylie. Comme presque partout dans le pays, faute de tri et de traitement, tous les déchets ménagers finissent dans les lits des oueds, puis au fond de la mer.

Chacals, sangliers ou hyènes rayées viennent se disputer les restes d’une vache jetée là par un fermier

Au fil des ans, la décharge est devenue le refuge de dizaines de chiens errants qui se disputant quotidiennement les restes des boucheries et les cadavres de poulets. C’est également un repaire pour des milliers de cigognes, pigeons, aigrettes, hérons, corbeaux et autres volatiles qui viennent y chercher pitance.

Même les mouettes ont appris à suivre le cours de la rivière sur une centaine de kilomètres pour venir s’y restaurer. Sur les tas d’immondices fumantes, les prises de bec sont donc très fréquentes. La nuit, le banquet s’ouvre à d’autres espèces : chacals, sangliers ou hyènes rayées viennent se disputer les restes d’une vache jetée là par un fermier.

Ni voleurs ni harragas

Cet article est apparu en premier sur https://www.jeuneafrique.com/1315281/societe/algerie-a-la-rencontre-des-cueilleurs-de-plastique-de-bejaia/

Laisser un commentaire