comment se positionnent les États-membres du comité ad hoc – Jeune Afrique

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Après la suspension, lors du dernier sommet de l’Union africaine, du débat sur l’octroi à Israël du statut d’observateur, un comité a été mis en place pour trancher la question. Zoom sur ses membres et sur leurs liens avec l’État hébreu.

Lors du sommet de l’Union africaine (UA), les 5 et 6 février à Addis-Abeba, le débat autour du statut d’observateur d’Israël a finalement été ajourné. Selon l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes, il fallait éviter à tout prix l’organisation d’un vote qui aurait pu « étaler au grand jour les divisions au sein de l’union continentale ». Un comité de sept membres a été créé pour formuler une décision unanime sur la question.

En font partie, outre le chef de l’État sénégalais Macky Sall – qui le dirige en sa qualité de nouveau président de l’UA –, les présidents Abdelmadjid Tebboune (Algérie), Cyril Ramaphosa (Afrique de Sud), Paul Kagame (Rwanda), Félix Tshisekedi (République démocratique du Congo), Muhammadu Buhari (Nigeria) et Paul Biya (Cameroun).

La décision, prise en juillet dernier par le président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, d’accorder à l’État hébreu le statut d’observateur auprès de l’organisation a créé une ligne de fracture majeure au sein des 55 États-membres de l’UA. Deux poids lourds du continent, l’Algérie et l’Afrique du Sud, considérant que la décision de Moussa Faki Mahamat va à l’encontre des déclarations de l’organisation en faveur du peuple palestinien, ont imposé le sujet dans l’ordre du jour du sommet des 5 et 6 février.

Selon Dhoihir Dhoulkamal, ministre comorien des Affaires étrangères, les débats qui ont conduit à la création du comité ont principalement abordé la question de la légalité de la décision du président Moussa Faki Mahamat. Ce dernier a d’ailleurs déclaré avoir agi conformément aux critères en vigueur au sein de l’UA, précisant que son droit d’octroyer le statut d’observateur « n’est pas limité, ni soumis à aucune forme de consultations préalables d’un quelconque État-membre ».

Selon la même source, une majorité d’États-membres auraient tout de même entériné la décision du président de la Commission, juridiquement inattaquable, mettant le camp du refus en difficulté. Sur les 55 États-membres de l’UA, 44 ont déjà officiellement reconnu Israël.

Prérogatives floues

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