Côte d’Ivoire-Sénégal, le moteur à deux temps du géant français en Afrique de l’Ouest – Jeune Afrique

0 30

Du juridique au marketing, en passant par le développement des RH et les infrastructures, le groupe de télécoms optimise ses performances en s’appuyant sur ses deux centres de décision ouest-africains, qui pèsent conjointement 54% de ses revenus sur le continent et au Moyen-Orient.

Début juin à Dakar, le torchon brûle entre Wave, un nouveau venu du mobile money et Sonatel, leader du marché des télécoms et filiale d’Orange. Le premier, qui secoue la position confortable de l’opérateur avec une offre ultra-concurrentielle, vient d’entamer un recours auprès du régulateur des télécoms. Avec comme objectif que Sonatel lui permette à nouveau de distribuer du crédit Orange via son application mobile et qu’il pratique la même politique tarifaire qu’avec ses autres partenaires. Le conflit qui a agité les médias et les réseaux sociaux pendant une dizaine de jours s’est conclu par une décision temporaire du régulateur en faveur de Wave.

Même période, à Abidjan, Wave lance en grande pompe cette même offre de mobile money appliquant une commission unique d’1 % sur les transactions. Et pourtant, pas de conflit médiatisé ou de guerre d’influence dans les couloirs du régulateur. Si Orange Côte d’Ivoire (OCI) n’a pas encore lancé d’offensive contre le nouveau venu sur les bords de la lagune Ebrié, c’est d’abord parce que Mamadou Bamba, directeur d’OCI, premier opérateur du pays, dispose du retour d‘expérience de son homologue sénégalais, Sékou Dramé. Et prend le temps de se préparer à un potentiel bras de fer.

Retour d’expérience sénégalais

Vu les ambitions sous-régionales de la start-up américaine qui a levé 200 millions de dollars début septembre pour soutenir son développement, nul doute que l’ensemble des filiales ouest-africaines d’Orange se coordonnent à l’heure où sont écrites ces lignes pour proposer une offre concurrentielle et se défendre sur le terrain réglementaire.

Supervisé par la direction d’Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA) à Casablanca qui réunit chaque semaine les directeurs généraux de filiales, ce travail en réseau est l’une des principales forces du groupe français. La présence de l’opérateur dans huit des seize pays d’Afrique de l’Ouest est gérée à travers ses deux centres de décision. À Dakar avec Sonatel, qui gère les filiales au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, et abrite les sièges d’Orange International Networks Infrastructures. Et à Abidjan via OCI qui pilote le Burkina Faso, le Liberia, et héberge Orange Bank  Africa, les services de maintenance et compliance d’Orange Money ainsi que Mowali, la société d’interopérabilité détenue à 50 % avec MTN.

Cet article est apparu en premier sur https://www.jeuneafrique.com/1247679/economie/orange-cote-divoire-senegal-le-moteur-a-deux-temps-du-geant-francais-en-afrique-de-louest/

Laisser un commentaire