des enjeux très africains – Jeune Afrique

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Les voix africaines ont porté au Congrès mondial de la nature, toujours en cours à Marseille. Outre la conservation des écosystèmes, le « verdissement » de l’économie était au cœur des débats. Une opportunité pour le continent.


Plusieurs fois reporté du fait de la pandémie de Covid-19, le Congrès mondial de la nature se tient à Marseille jusqu’au 11 septembre. Organisé en temps normal tous les quatre ans, ce rendez-vous s’est accompagné du Sommet mondial des peuples autochtones et de la nature, tous deux pilotés par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui compte plus de 1400 membres, dont près de 260 en Afrique.

Son but : peser auprès des décideurs politiques et économiques. Préalable aux négociations de la COP15 sur la biodiversité de 2022 (la conférence des parties étant prévue en octobre prochain) et de la COP26 sur les changements climatiques attendue en novembre, l’évènement soulève en effet des questions cruciales face aux défis qui attendent la planète et ses sociétés. Sans épargner l’Afrique.

Surexploitation des écosystèmes, pollution, pression démographique croissante… Le continent est touché de plein fouet. Des animaux menacés d’extinction (dont ses éléphants) aux disparitions d’arbres (en particulier dans ses forêts tropicales), en passant par la dégradation de ses écosystèmes d’eau douce et de leurs poissons, la liste des risques ne cesse de s’allonger. Sans compter le spectre du changement climatique et de ses épisodes extrêmes auxquels il faut apporter des solutions intimement liées à la biodiversité.

Réconcilier respect des écosystèmes et économie

En réponse, les projets n’y manquent pas non plus, que ce soit autour de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel (qui vise à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030), ou de Biodev2030 (intégration de la biodiversité au développement dans 16 pays pilotes dont 13 en Afrique) – accompagnés, entre autres, par l’Agence française de développement (AFD). L’écologue et ingénieur agronome Gilles Kleitz, son directeur du département Transition écologique et gestion des ressources naturelles, fait le point sur les enjeux africains de ce Congrès mondial de la nature et appelle à réconcilier respect des écosystèmes et économie. 

Jeune Afrique : En quoi le Congrès mondial de la nature représente-t-il un enjeu pour les pays du continent ?

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