le faux gynécologue était un vrai prédateur – Jeune Afrique

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Des femmes marchent dans une rue de Marrakech, au Maroc, le 5 novembre 2016.

Des femmes marchent dans une rue de Marrakech, au Maroc, le 5 novembre 2016. © Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

Depuis le début de l’année sur Instagram, un faux médecin propose des consultations gratuites à des jeunes femmes pour leur soutirer des photos intimes ou les inciter à des actes sexuels.


Outing forcé, sextorsion, revenge porn… les réseaux sociaux marocains ne sont pas épargnés par ce type particulier de cybercriminalité. Et les victimes – majoritairement des femmes ou des homosexuels – préfèrent se taire de peur que leurs dénonciations ne se retournent contre elles. Selon un rapport publié en mars dernier par le réseau Mobilising for Rights Associates (MRA), au royaume, sept victimes de violences virtuelles sur dix préfèrent ne pas parler « par honte » et « peur du rejet social ».

Sans compter que la justice n’est pas nécessairement un recours sans risque : récemment, la cour d’appel de Tétouan a confirmé le verdict en première instance d’un mois de prison et d’une amende de 500 dirhams pour Hanaa, une jeune mère de famille victime de « vengeance pornographique » sur les réseaux sociaux.

Ce thérapeute proposait en ligne du contenu gratuit, intéressant et crédible

Cette dernière ne retournera pas en prison, mais aux yeux de la justice elle demeure coupable « d’outrage public à la pudeur » et de « rapports sexuels hors mariage », en vertu de l’article 490 du code pénal marocain. Le juge a toutefois décidé d’étendre le mandat de recherche à l’international contre l’auteur de la vidéo (domicilié au Pays-Bas).

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