Les tourbières congolaises, une arme fatale (2/3) – Jeune Afrique

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Marais de la rivière Likouala-aux-Herbes, dans le département de la Likouala (nord-est), particulièrement riche en tourbe.

Marais de la rivière Likouala-aux-Herbes, dans le département de la Likouala (nord-est), particulièrement riche en tourbe. © GUYOT-ANA/ONLYWORLD.NET/AFP

À cheval sur les deux Congos, la plus vaste zone de tourbières tropicales de la planète doit à tout prix être préservée. Sous peine de voir ce gigantesque piège à CO2 devenir une véritable bombe à retardement climatique.


C’est officiel depuis 2017, le Congo détient dans son sous-sol un véritable trésor pour l’humanité… en même temps qu’une bombe à retardement. Les travaux menés pendant trois ans par le chercheur britannique Simon Lewis et son équipe de l’Université de Leeds (Royaume-Uni), publiés en janvier 2017 dans la revue scientifique Nature, ont en effet confirmé l’existence de la plus vaste zone de tourbières tropicales de la planète, avec celles du Brésil et de l’Indonésie.

« La Nasa avait identifié ces tourbières dès les années 1960, mais nous devions attendre les résultats des scientifiques pour vraiment acter leur existence », précise Arlette Soudan-Nonault, la ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement. À lui seul, le pays détiendrait un tiers des quelque 150 000 km2 de cet écosystème marécageux situé à cheval sur la frontière entre les deux Congos.

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