les alliés particuliers du Gabon – Jeune Afrique

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Dans une usine d’embouteillage d’huile de palme, à Lambaréné.

Dans une usine d’embouteillage d’huile de palme, à Lambaréné. © Jacques Torregano pour JA

Plutôt que de diversifier ses partenariats, l’État préfère, pour la réalisation de ses grands projets, miser sur des groupes privés implantés de longue date. Quitte à limiter la concurrence…


Au Gabon, les remaniements ministériels sont presque une routine. On en compte une dizaine depuis 2018, dont le dernier est intervenu en décembre dernier après la démission du ministre de l’Économie Jean-Marie Ogandaga. « L’instabilité est érigée en mode de gouvernement », raille l’économiste Mays Mouissi.

En parallèle de cette valse des commis de l’État, le pouvoir instaure une forme de continuité dans ses projets au travers de relations au long cours avec certains groupes privés.

Le singapourien Olam en offre un exemple très parlant. Arrivée au Gabon en 1999, l’entreprise a d’abord importé du riz et du lait en poudre en même temps qu’elle exportait des grumes de bois. Également présente dans la production d’hévéa et d’huile de palme, elle a surtout profité à partir de 2010 des grands projets d’infrastructures du gouvernement pour se diversifier, notamment grâce au Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), élaboré à la demande d’Ali Bongo Ondimba pour sortir le pays de sa dépendance au pétrole.

2 milliards d’euros injectés entre 2010 et 2018

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