[Série] Agnès Ntoumba, des bio-insecticides contre le paludisme (1/5) – Jeune Afrique

0 134

« Ces Africaines qui bousculent la science » (1/5). Spécialisée dans l’utilisation des plantes endémiques, cette doctorante camerounaise rêve de développer une alternative aux insecticides chimiques.


La lutte contre le paludisme est son cheval de bataille. Dans le laboratoire de biologie et de physiologie des organismes animaux de l’Université de Douala, au Cameroun, Agnès Antoinette Ntoumba, 41 ans, teste et développe des insecticides bio contre les larves de moustiques Anopheles gambiae (principaux vecteurs de la maladie), à partir de nanoparticules d’argent produites par des plantes locales : feuilles de goyave, de moringa, de citron ou de citronnelle.

Une première au Cameroun, qui lui a valu d’être récompensée par le Prix Jeunes Talents Afrique subsaharienne L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science. « Les plantes sont déjà utilisées dans le développement d’insecticides. Mais notre apport c’est l’utilisation des nanoparticules, désormais répandues dans tout le monde de la science. Les métabolismes secondaires présents dans la plante, associés aux nitrates d’argent, vont donner des nanoparticules d’argent, qui vont optimiser l’efficacité de la formule insecticide destinée à éradiquer les larves de moustiques », explique cette spécialiste en parasitologie et entomologie.

« Nous sommes en train de démontrer que ces nanoparticules de plantes sélectionnées, utilisées dans les gîtes larvaires des moustiques, aux abords des maisons, n’agissent pas contre les organismes non ciblés, têtards par exemple. Préserver l’environnement et les écosystèmes est capital. »

Du ministère à l’université

Cet article est apparu en premier sur https://www.jeuneafrique.com/1087631/societe/serie-agnes-ntoumba-des-bio-insecticides-contre-le-paludisme-1-5/?utm_source=jeuneafrique&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=flux-rss-jeune-afrique-15-05-2018

Laisser un commentaire