Présidentielle au Burkina : la sécurité au cœur des préoccupations – Jeune Afrique

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Une affiche électorale à Ouagadougou, le 20 novembre 2020.

Une affiche électorale à Ouagadougou, le 20 novembre 2020. © Sophie Garcia/Hans Lucas

La sécurité est l’enjeu majeur des élections présidentielle et législatives du 22 novembre au Burkina Faso, en proie à des attaques jihadistes et à des conflits intercommunautaires.


Il n’y a pas eu d’ultimatum à Gorom-Gorom. Cette ville de la région du Sahel, proche de la frontière nigérienne, a la chance de bénéficier d’une présence fréquente des forces de défense et de sécurité. Mais dans les villages voisins, des groupes armés ont formellement fait passer un message interdisant aux populations d’aller voter. « Ces derniers jours, des alertes ont circulé signalant que des hommes armés avaient été perçus aux alentours de la ville. Le couvre-feu est à 22h, mais il n’y a plus personne dans les rues bien avant cette heure, confie sous couvert de l’anonymat un humanitaire travaillant à Gorom-Gorom. La psychose s’est installée, et même ici les gens sont un peu réticents à l’idée d’aller voter dimanche ».

La région du Sahel a été l’une des premières à être frappée par la crise sécuritaire qui ébranle depuis 2015 le Burkina Faso. En novembre 2019, le député-maire de Djibo avait été tué dans une embuscade non loin de sa ville. Moins d’un an plus tard, en août dernier, c’est l’imam du chef-lieu qui a été retrouvé mort après son enlèvement par des hommes armés. C’est aussi dans cette région qu’un incident meurtrier est venu émailler la campagne électorale le 8 novembre, lorsque le chauffeur d’un candidat aux législatives a été tué sur l’axe reliant Dori à Gorom-Gorom.

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