Tech : Les 4 meilleurs modèles de processeur en 2020

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Le marché du processeur compte probablement parmi les plus dynamiques dans le monde de la Tech, mais aussi parmi les plus touffus… pour ne pas dire fouillis. Les références AMD et Intel sont en effet nombreuses, avec une réactualisation annuelle ou bi-annuelle quasi généralisée sur l’ensemble des gammes proposées par les deux fondeurs. Difficile par conséquent de se maintenir à jour pour savoir vers quelle référence se tourner lorsqu’il est temps de changer son CPU ou quand le montage d’une nouvelle machine s’impose.

L’idée de proposer un comparatif complet à nos lecteurs a donc peu à peu commencé à germer dans nos esprits, au point d’en venir à dresser une liste non-exhaustive 12 processeurs que nous vous conseillons. Ces derniers seront classés en trois grandes familles, à chaque fois par groupes de quatre : deux processeurs Intel et deux puces AMD, et ce par souci d’équité entre les deux firmes. Un schéma que nous n’avions pas pu produire dans notre récent comparatif GPU. Le grand nombre de processeurs commercialisés tant par les rouges que les bleus nous permet ici de faire amende honorable.

Vous trouverez donc ci-dessous trois grandes catégories de puces : celles que nous destinons essentiellement à un usage bureautique et multimédia, celles que nous recommandons aux joueurs et enfin les mastodontes d’Intel et AMD, essentiellement pensés pour de l’applicatif lourd.

Le marché des composants informatiques étant par essence sujet aux actualisations diverses et à de fréquents renouvellements technologiques, nous veillerons à maintenir ce comparatif à jour, en y ajoutant régulièrement de nouvelles référence et en remplaçant certains des CPUs aujourd’hui en sélection par de nouvelles puces toutes fraîches. Et de la fraîcheur, nous en aurons dans les prochains mois du côté de chez AMD.

Au moment où nous rédigeons ces lignes, la firme de Lisa Su s’apprête en effet à lancer ses processeurs Ryzen de troisième génération. Gravées par TSMC en 7nm et basées sur l’architecture ZEN 2, ces nouvelles puces devraient permettre à AMD de concurrencer encore un peu mieux Intel. La firme de Santa Clara devrait pour sa part commencer à répliquer dès cette année avec le lancement de sa première fournée de processeurs 10 nm. Un procédé de gravure avec lequel Intel nous fait languir depuis près de quatre ans et qui devrait se généraliser sur le marché à l’horizon 2020. Pour l’heure, il faut – chez Intel – se contenter de puces gravées en 14 nm++ (dérivé du procédé utilisé depuis Skylake, lancé en 2015) pour les références qui nous intéressent aujourd’hui. Un node qui a fait ses preuves, mais qui arrive peu à peu en bout de course.

Avant de débuter, évoquons aussi brièvement le cas des processeurs ARM et leur importance croissante sur le secteur du laptop. Il y a un peu plus d’un an, sous l’impulsion de Microsoft, plusieurs marques (Asus, HP et Lenovo notamment) lançaient des ultraportables animés de processeurs ARM Snapdragon 835, signés Qualcomm. Tout droit sorties de l’escarcelle mobile, ces puces portent avec elles la promesse d’une consommation très faible, rendant donc copieuse l’autonomie des PC portables qui en sont équipés.

Plus récemment, des laptops arrivaient sur le marché équipés de SoC Snapdragon 850, plus performants. Une tendance qui pourrait s’affermir dans les prochains mois puisque Apple serait lui aussi en passe de lancer des MacBook équipés de puces ARM maison, et que Qualcomm développe une puce ARM potentiellement capable d’égaliser certains Core i5 d’Intel en termes de performances. Une affaire à suivre qui nous forcera peut-être à nous pencher plus en détail sur la question des processeurs ARM au cours des prochains mois.

Quel CPU pour une machine « petit budget »

1. Intel Pentium G5400 : pour une machine polyvalente à prix (très) contenu

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Moins de 80 euros, c’est le prix du Intel Pentium G5400 sur certaines boutiques, dont Amazon. La puce d’Intel n’est pas de celles à afficher une débauche de cores et des fréquences ébouriffantes, mais elle sait faire le boulot et le faire plus que bien dans de nombreux cas.

Suffisant en bureautique et multimédia, ce petit petit processeur se classe dans l’entrée de gamme de la firme de Santa Clara, juste devant les puces Celeron et à quelques encablures derrière le Pentium G5600, un peu plus performant, mais aussi un peu trop cher à notre goût face aux premiers Cores i3 proposés sur les gammes d’Intel. Le G5400, pour lequel nous préférons opter, parvient à se montrer très polyvalent et peut être utilisé sur des configurations variées, allant de la tour destinée à la bureautique et à l’applicatif léger, au PC Gamer occasionnel (qui se limitera au 1080p et à des titres peu gourmands), en passant par le HTPC qu’on aura plaisir à installer sous la télé.

Côté fiche technique, on retrouve deux cores hyperthreadés et cadencés à 3,7 GHz, le tout accompagné de 4 Mo de Cache L3 pour un TDP fixé à 54 Watts. Puisqu’il faut savoir faire des concessions à ce prix, Intel ne propose pas l’overclocking sur cette référence, il faudra passer sur un i3 minimum pour profiter de fréquences boostables depuis le BIOS. Un revers qui handicape finalement assez peu ce petit Pentium, qui ne se destine pas aux usages les plus poussés. Notons en revanche la présence d’un iGPU Intel UHD 610 qui lui permet de se dispenser de GPU dédié pour les tâches relativement modestes.

Autre avantage de ce Pentium G5400 : il est compatible avec les chipset Intel les plus abordables. Entre 70 et 100 euros suffiront ainsi à l’achat d’une carte mère (sous Chipset H ou B d’Intel), capable de servir de base à une nouvelle machine. De quoi se monter un PC véloce à moindre coût.

L’avis de Clubic :

Pas besoin de se ruiner pour avoir une tour performante en 2019. Le Pentium G5400 ouvre la voie aux Intel Core en proposant un rapport puissance/prix tout à fait intéressant. Pour à peine 80 euros, ce processeur est capable de faire à peu près tout et de le faire bien… à condition toutefois de ne pas compter parmi les utilisateurs les plus exigeants.

2. Intel Core i3-9100 : Un i5 de 7ème génération

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L’Intel Core i3-9100 remplace tout juste le Core i3-8100 dans les gammes d’Intel. Lancé mi-avril, parallèlement à toute la ribambelle de puces de neuvième génération (qui arrivent donc sur le marché plusieurs mois après le lancement du Core i9-9900K), le Core i3-9100 se positionne à 150 euros dans les grilles tarifaires des bleus. De quoi le placer d’emblée comme une offre intéressante.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, et du fait de son lancement très récent, le Core i3-9100 reste difficile à trouver dans les boutiques en ligne où son grand frère l’i3-8100 lui survit encore. Il n’empêche que sa présence devrait peu à peu se généraliser sur le net, avec une promesse semblable à celle du i3-8100 en son temps : proposer un Core i3 qui a tout d’un i5 entrée de gamme d’il y a quelques années… et de ce côté, le pari est réussi.

Désormais pourvus de quatre cores, les Core i3 passent à la vitesse supérieure en termes de performances et peuvent s’atteler à des taches plus variées que par le passé, tout en se montrant suffisamment puissants pour s’imposer en jeu. Avec le Core i3-9100 (comme avec le 8100), c’est également le domaine de l’applicatif qui s’offre à nous, surtout sur les applications correctement threadées. En jeu, le nouvel i3 d’Intel propose une expérience solide, et parvient à faire aussi bien – sinon mieux – que les Core i5 de septième génération pour un TDP qui ne dépasse pas les 65 Watts.

Pour le reste, l’Intel Core i3-9100 se pare de 4 cores et 4 threads (par d’hyperthreading donc) et de fréquences comprises entre 3,6 GHz de base et 4,2 GHz en Boost. Le cache L3 s’établit pour sa part à 6 Mo et l’ensemble se voit épaulé d’un iGPU Intel UHD 630. Comme le Pentium G5400, notre Core i3-9100 peut se coupler à des plateformes relativement peu coûteuses. Investir une centaine d’euros pour une carte mère Intel sous Chipset H ou B permettra donc, à nouveau, de se créer une machine très polyvalente sans casser la tirelire.

L’avis de Clubic :

Le Core i3-9100, remplaçant du i3-8100, s’érige en incontournable pour moins de 150 euros. A l’aise en tout, y compris en jeu, il s’adresse aux utilisateurs ayant besoin d’une machine performante sans pour autant consentir à de trop importantes dépenses. Son principal point fort ? Ses quatre cores.

3. AMD Athlon 200GE : le petit Poucet de chez AMD

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Proposé à moins de 60 euros depuis son lancement en septembre dernier, l’Athlon 200GE se place en concurrence plus ou moins directe du Pentium G4560. Il est donc moins performant que le Pentium G5400 (plus récent) que nous présentions un peu plus haut mais mérite sa place dans notre comparatif en tant que solution entrée de gamme (vraiment) abordable chez AMD.

Son coeur de cible est peu ou prou le même que les processeurs griffés Pentium chez Intel, à savoir les machines essentiellement orientées bureautique et multimédia. Il présente toutefois l’avantage d’embarquer un iGPU (circuit graphique intégré) solide pour une puce de ce prix, aussi performant que ce que propose Intel à tarif équivalent… et même un peu plus efficace dans certains cas. En jeu, il n’est pas question de faire de folies avec cet iGPU, même en 720p (réglages en « low » à privilégier), mais ce dernier se montre très suffisant pour animer un HTPC sans passer par un GPU dédié. Une bonne nouvelle pour le porte-feuille, même si Intel propose des processeurs tout aussi convaincants sur ce créneau.

En matière de plateforme, cette puce a par ailleurs le mérite d’être compatible avec les chipsets les plus abordables de chez AMD. Le constructeur l’a d’ailleurs jouée fine à ce propos en encourageant le lancement de cartes-mères très peu coûteuses, compatibles avec l’Athlon 200GE. Certaines peuvent se trouver à près de 60 euros sur le net, parfois même une peu moins. Ajoutez à ce duo un SSD, et un peu de RAM en DDR4 et vous obtiendrez un petit PC très efficace pour des tâches peu complexes comme du streaming, du traitement de texte, de la lecture vidéo ou du surf sur le net.

La fiche technique de l’AMD Athlon 200GE le rapproche à bien des égards des processeurs Intel Pentium. On trouve 2 cores, 4 threads, cadencés à 3,2 GHz ; un chipset graphique Radeon Vega 3 ; 4 Mo L3, le tout pour un TDP très contenu n’excédant pas les 35 Watts pas de gros ventirad à prévoir, donc).

L’avis de Clubic :

L’Athlon 200GE s’apparente à un Intel Pentium mais parvient à se placer sous la barre des 60 euros, ce qui en fait une offre alléchante à bien des égards. Avec sa consommation très modeste, il restera frais même avec un système de refroidissement très basique. Cela le conforte dans son rôle de processeur abordable, compatible avec du matériel peu coûteux.

Nous maintenons pour l’heure l’Athlon 200GE en place, mais notez bien qu’AMD a annoncé début novembre un nouveau processeur entrée de gamme destiné à le remplacer : l’Athlon 3000G. Lancé sur le marché ce 19 novembre, ce nouvel APU abordable est proposé à un tarif officiel de 49 dollars, pour un prix tutoyant les 60 euros en France, soit autant que le 200GE. On y retrouve 2 cores et 4 threads épaulés d’un iGPU Vega 3.

AMD est toutefois parvenu à augmenter la fréquence de 200 MHz (3,5 GHz de base contre 3,3 GHz auparavant), sans toucher au TDP, qui reste campé à 35 Watts. Compatible, sans surprise, avec la plateforme AM4, cette nouvelle référence se destine avant tout à la productivité et à la bureautique. Son point fort ? Sa compatibilité (comme l’Athlon 200GE) avec des cartes mères très abordables.

4. AMD Ryzen 3 3200G : L’alternative aux Core i3

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Face aux Core i3 d’Intel, AMD a renouvelé cet été son offre en APUs en déployant tout particulièrement les Ryzen 3 3200G et Ryzen 5 3400G. Le premier se monnaye aux environs de 105 euros, tandis que son grand frère est proposé contre 50 euros de plus en moyenne. Plus performant, ce dernier se place pile au niveau tarifaire que le Core i3 9100 vu plus haut… mais reste sensiblement plus cher que le Core i3-9100F, et ce pour un seuil de performances similaire dans la plupart des cas.

Ne nous le cachons pas, si vous souhaitez une configuration abordable mais avant tout dédiée au Gaming, c’est vers Intel et ses Core i3 9100 / 9100F que nous vous orientons. A prix équivalent, le Core i3-9100F (proposé entre 95 et 100 euros sur le net) arrive à faire aussi bien qu’un Ryzen 5 3400G pour 50 à 60 euros moins cher et fait nettement mieux que le Ryzen 3 3200G qui nous intéresse présentement. La messe est donc dite… mais attention, AMD et ses nouveaux APUs sont loin d’être disqualifiés pour autant. Et pour cause, si l’on s’intéresse au gaming occasionnel, pratiqué sans carte graphique dédiée, alors AMD prend l’avantage grâce à la supériorité de ses iGPU Radeon Vega sur l’offre Intel UHD Graphics, plus que jamais poussive.

Ainsi, en 900p et avec un niveau de détail oscillant selon les titres entre « low » et « medium », l’iGPU Vega 8 d’un Ryzen 3 3200G se montre 20 à 30% plus efficace en moyenne que l’iGPU UHD 630 installé au sein d’un Core i3 9100F. Une différence qui permet à AMD de s’imposer avec des processeurs capables de se dispenser de cartes graphiques dédiées pour jouer occasionnellement. Un bon plan, par exemple, pour une machine familiale à petit budget. Pour près de 100 euros le Ryzen 3 3200G se montrera ainsi très à l’aise en 1080p et en réglages « low » sur des jeux comme CS: Go, Overwatch ou encore Fortnite, en parvenant à se maintenir à 60-70 images par seconde sans trop de problème. Notons par ailleurs qu’en encodage et en calcul, l’apport de cette partie graphique intégrée au processeur est tout aussi utile, de quoi conférer au Ryzen 3 3200G une belle polyvalence au quotidien pour une majorité d’utilisateur.

Au delà de son iGPU Vega 8, le Ryzen 3 3200G est gravé en 12 nm (contrairement aux autres Ryzen de troisième génération, qui profitent eux de la nouvelle gravure en 7 nm de TSMC). Sa partie CPU embarque 4 cores et 4 threads (pas de SMT ici) pour des fréquences comprises entre 3,6 GHz de base et 4 GHz en boost. On retrouve aussi un total de 4 Mo de cache L3 pour un TDP maximum de 65 Watts selon AMD. La partie Radeon Vega 8 dispose pour sa part de 8 cores GPU pour une fréquence fixée à 1250 MHz.

L’avis de Clubic :

Un peu coincé entre les Core i3 d’Intel d’un côté et le Ryzen 5 3400G de l’autre, le Ryzen 3 3200G parvient néanmoins à prendre la relève du Ryzen 3 2200G avec brio en apportant des performances en hausse pour un tarif inchangé. Un joli tour de passe passe de la part d’AMD qui maintient néanmoins sa gamme d’APU un cran technologique en retrait du reste de l’offre Ryzen de troisième génération. Le recyclage de puces 12 nm affiche certes ses limites sur le plan des performances brutes, mais l’attrait d’un iGPU Vega 8, efficace et polyvalent, parvient à compenser avec un certain panache cette déconvenue.

wource:https://www.clubic.com/processeur/article-375190-1-comparatif-processeurs-intel-amd.html

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