#COVID19: comprendre les mesures d’assouplissement

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Il ressort du point de presse conjoint des ministres de la Communication, des Finances et de la Santé publique du 14 mai, que la situation est sous contrôle malgré l’impact économique de la pandémie.

 

Dans son propos liminaire, le ministre de la Communication a salué la résilience des populations camerounaises depuis l’entrée en vigueur des mesures de barrières. Cependant, le porte-parole du gouvernement René Emmanuel Sadi a déploré ce qui s’apparente à la négligence desdites mesures au lendemain de l’annonce des mesures d’assouplissement le 30 avril dernier. D’où l’appel lancé à plus de responsabilité des uns et des autres quant au respect scrupuleux des 19 mesures vitales édictées par le gouvernement.

Impact économique

Selon le porte-parole du gouvernement, René Emanuel Sadi, la pandémie du coronavirus a considérablement impacté l’économie nationale. «Les entreprises camerounaises sont aujourd’hui affectées par cette crise sanitaire, du fait notamment du ralentissement des activités dans ce domaine, en raison de la baisse de nos échanges internationaux, en particulier nos relations commerciales avec les principaux partenaires étrangers du Cameroun les plus touchés par la pandémie. Quant au plan social, les conséquences économiques de la crise sont de nature à affecter l’emploi, et partant, le revenu des ménages», indique-t-il. Cependant, il relève que le pays gère mieux la crise. « Fort heureusement, dans notre pays, la justesse des mesures de riposte prises par le gouvernement a jusqu’à présent, permis de préserver l’essentiel des emplois et de protéger le pouvoir d’achat des populations», souligne le ministre de la Communication. Il reconnaît également que la trésorerie des entreprises est exposée à d’importantes tensions de nature à détériorer leurs équilibres d’exploitation et à entraver l’accomplissement serein de leurs obligations fiscales. Par ailleurs,
le ministre de la Communication annonce qu’une enveloppe sera bientôt octroyée aux médias privés qui, jusqu’ici, jouent à merveille leur partition dans la riposte contre le Covid-19.

Non à la stigmatisation

Pour le ministre de la Communication, les mesures d’assouplissement participent d’une nécessité de concilier l’exigence sanitaire et l’impératif économique et social.
C’est pourquoi René Emmanuel Sadi n’a pas manqué de déplorer la tendance qui s’observe depuis l’annonce de ces mesures et qui consiste au non-respect des mesures-barrières. «On ne répètera jamais assez que le respect scrupuleux par tous de ces mesures est et demeure la condition sine qua non de la réussite de la stratégie nationale de riposte contre le COVID-19 et partant, celle de notre survie collective», a-t-il martelé non sans dénoncer «la stigmatisation des personnes testées positives qui s’apparente à de l’ostracisme».

772 milliards de perte

Au cours des échanges avec la presse, le ministre des Finances a rassuré l’opinion publique quant aux appréhensions qui prospèrent en ce moment autour la dévaluation du franc CFA et de la baisse des salaires des agents publics. Louis Paul Motaze dit avoir entendu dire ça et là que les mesures que le Chef de l’Etat a prises en faveur du secteur privé étaient insuffisantes. La crise sanitaire de l’heure, indique-t-il, affecte aussi bien les personnes physiques que les personnes morales, elle affecte aussi bien les personnes entreprises privées que publiques. Aussi, le MINFI demande-t-il de placer l’effort du chef de l’Etat en faveur des entreprises à l’aune de la situation actuelle : Il n’y a pas, dit-il, d’une part un Trésor public qui est tout à fait à l’aise face à des entreprises privées qui ont connu des problèmes. Loin s’en faut, car il s’agit d’une situation qui affecte tout le monde.
Le ministre des Finances annonce d’ailleurs qu’un projet de budget corrigé va être bientôt soumis à la hiérarchie. Les premières projections faites laissant comprendre que les pertes en termes de recettes à cause de la crise sanitaire oscillent autour de 772 milliards F CFA. Nonobstant ces dépenses, le ministre des Finances reste optimiste concernant le paiement régulier des salaires.

Dr. Manaouda Malachie, Ministre de la Santé

Reprise conditionnée des classes

Sur cette question, le ministre de la Santé Manaouda Malachie souligne que « la reprise des cours dès le 1er juin prochain ne sera effective que si toutes les conditions sont réunies. S’il y a encore le pic de l’épidémie jusqu’en juin, il y a de fortes chances que cette date soit repoussée». Quant à la réouverture de l’espace aérien qui a permis le retour au pays de 653 Camerounais (et dont moins de 10% ont été testées positives), le Minsanté rassure que des mesures sont prises pour maîtriser la circulation du virus.

@Dieudonne Zra

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