Ngarbuh : les conclusions de l’enquète

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La présidence de la République a publié mardi les conclusions de la commission d’enquête sur les évènements de la nuit du 14 au 15  février à Ngarbuh, village de  l’arrondissement de Ndu, dans le département du Donga Mantung, région du Nord Ouest.  Ce document de cinq pages dévoile la vérité sur l’affaire et décline également les instructions du Président Paul Biya. Décryptage

  • La composition et le travail de la commission d’enquête sur l’affaire Ngarbuh

Le Cameroun a confié en toute légalité l’enquête sur cette affaire militaire à des officiers supérieurs de l’armée  sous la conduite d’un magistrat militaire. Mais des acteurs civils ont exceptionnellement intégré la commission. Il s’agit du président de la Commission Nationale des Droits et des Libertés et du régional de ladite commission; de l’évêque catholique et l’imam musulman territorialement compétents; d’une responsable d’une ONG indépendante locale. La commission a fait des constats et recueilli des témoignages à Bamenda, Kumbo, Nkambé, Ntumbah et Ngarbuh. Elle a ainsi pu faire une reconstitution des faits. Au Cameroun , on ne crée donc pas des commissions d’enquête pour enterrer les affaires

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l’évèque de Kumbo a été membre de la commission d’enquête

 

  • Légalité, justice et transparence de l’approche présidentielle

Les militaires n’ont pas respecté le cahier de charges de l’opération de reconnaissance (et non une opération de sécurisation). Ils ont entrainé le gouvernement dans une communication fondée sur un rapport biaisé. La règle va s’appliquer à eux comme dans toutes les armées républicaines du monde). La discipline fait partie des fondements de la force des armées . L’armée camerounaise ne fait donc pas exception à la règle. Elle sanctionne ses brebis galeuses. Le Président de la République a promis justice aux familles des victimes (manifestation de la vérité, sépultures dignes, indemnisations et compensations, etc.) Le Chef de l’État publie aussi les conclusions de l’enquête, en toute transparence.

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  • Le professionnalisme des forces de défense pas remis en cause

Le Président félicite également les enquêteurs pour la qualité du travail accompli. Il n’est donc pas question de jeter du discrédit sur l’armée camerounaise, qui a déjà bâti sa réputation d’efficacité professionnelle. La pacification après les indépendances, l’épisode du coup d’État du 6 avril 1984, la défense de l’intégrité du territoire face à Boko Haram, la déroute imposée aux bandes sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont autant de preuves. Cette armée est aussi très acclamée dans les opérations extérieures. Le président instruit justement l’aménagement d’une base militaire à Ngarbuh pour sécuriser la zone. Un autre signe de la confiance renouvelée du Chef de L’État à cette armée.

 

  • Le rôle des défenseurs des droits de l’homme

Le Président de la République indique également que la protection des Droits de l’homme ne doit pas être polluée par des motivations politiques qui ne peuvent que l’affaiblir. Un message à ces organisations et  associations actives dans une observation unilatérale des zones de conflit.  Leur insensibilité aux exactions des terroristes, aux souffrances infligées aux populations civiles par des bandes armées, aux exécutions cruelles des forces de défense et de sécurité laisse sans commentaire. Ces ONG  ne disent rien par exemple sur les exactions sur les Mbororos de la zone de Ngarbuh . Leurs alertes perdent ainsi toute crédibilité. Le champ lexical de leurs rapports sur les opérations de l’armée traduit bien souvent des desseins qui dépassent le cadre de la protection des droits de l’homme.

Elvis Mbimba

 

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