Élections locales au Bénin : le gouvernement dénonce « l’immixtion » de la CADHP – Jeune Afrique

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Le président béninois Patrice Talon lors de l'enregistrement de l'entretien télévisé diffusé le dimanche 29 mars sur la riposte au coronavirus.

Le président béninois Patrice Talon lors de l’enregistrement de l’entretien télévisé diffusé le dimanche 29 mars sur la riposte au coronavirus. © DR / Présidence béninoise.

Enjoint de « surseoir » aux élections locales du 17 mai prochain par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans une décision portant sur le dossier de l’opposant et homme d’affaires Sébastien Ajavon, le gouvernement béninois dénonce « l’immixtion » de la juridiction d’Arusha.


« C’est un non-événement ». Pour Me Alain Orounla, ministre porte-parole du gouvernement  béninois, la décision rendue par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples le 17 avril constitue même une « immixtion dans le processus électoral d’un pays souverain, soucieux du respect de sa Constitution qui l’oblige à organiser des élections à bonne date ».

Dans son ordonnance provisoire, la Cour d’Arusha « ordonne » en effet à l’État béninois rien moins que « de surseoir à la tenue de l’élection des conseillers municipaux et communaux, prévue pour le 17 mais 2020, jusqu’à ce que la Cour rende sa décision sur le fond » sur les requêtes déposée en mars dernier par l’homme d’affaires et opposant béninois Sébastien Ajavon.

Une injonction que le gouvernement béninois balaie d’un revers de manche, Alain Orounla arguant que son pays est « soumis à la Constitution béninoise et aux décisions des institutions juridictionnelles du Bénin, à savoir la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, seules juges du contentieux électoral et du processus électoral ».

Bras de fer devant la Cour d’Arusha

Cette ordonnance provisoire, la CADHP l’a rendue dans le cadre de l’un des volets du dossier Ajavon, condamné en octobre 2018 à vingt ans de prison pour trafic de drogue à vingt ans de prison pour trafic de drogue par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

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