Caroline Anglade : « J’adore être enceinte. J’en profite, car c’est peut-être la dernière fois »

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Closer La comédie de Michael Youn a reçu le Grand Prix au Festival de l’Alpe d’Huez. Traiter du divorce avec humour, il fallait oser !

Caroline Anglade Michael a pris le parti de parler du divorce de manière festive et surtout d’en rire, ça fait du bien en cette période morose. Tous les personnages ont un passif et ont des choses à raconter. Le personnage d’Arnaud est parfois touchant, mais Michael souhaitait avant tout que le rire prédomine. Quant à mon rôle, c’est une femme très moderne, drôle, indépendante et douce à la fois. J’ai adoré l’incarner !

Vous êtes, vous aussi, une femme indépendante ?

Oui, mais j’ai besoin aussi du soutien de mes proches, de mes enfants et de mon homme pour trouver équilibre et force. J’oscille entre les deux. J’aime me sentir protégée et libre à la fois. Et j’ai la chance d’avoir cette liberté.

Vous jouez souvent des rôles de jolies blondes solaires…

On a le physique que l’on a ! (Rires.) Mais j’ai interprété des rôles plus sombres pour la télévision qui ne me mettaient pas forcément en valeur. Prochainement, je joue dans Tout Simplement Noir, un film de John Waxx et de Jean-Pascal Zadi dans lequel je suis en jogging-baskets et très peu maquillée. C’est une femme qui n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour être bien, elle est solide et naturelle.

Avez-vous vécu des mauvaises expériences professionnelles ?

Je débutais dans le milieu et un producteur a été très indélicat à mon égard. Comme j’avais déjà un radar à pervers, je l’avais repéré de loin et j’ai mis fin à la collaboration. Personne de son entourage n’avait compris pourquoi j’avais quitté le projet et, évidemment, c’était moi la coupable, la folle… Comme toutes les femmes qui sont victimes de ce genre d’homme. Ce n’est que quelques années plus tard que ses collaborateurs m’ont avoué que j’avais raison. Le film ne s’est jamais fait… Comme quoi, il faut savoir s’écouter.

« J’ai eu une période kaïra, en mode jogging relevé dans les chaussettes ! »

Dans quel genre de film rêveriez-vous de tourner et avec qui ?

J’aime les univers de Maïwenn, Claude Lelouch, Nicole Garcia, Cédric Kahn, Klapisch… Ils font des films touchants, réalistes, drôles et forts. Il y a beaucoup de comédiens et de comédiennes que j’admire. Depardieu reste un des plus grands pour moi. J’ai eu la chance de le croiser lorsque je faisais du doublage. Il a été d’une grande gentillesse et m’a fait part de sa vision du métier avec ses mots crus à lui : déroutants, désarmants et drôles aussi…

Comment êtes-vous devenue comédienne ?

A 8 ans, avec ma mère, j’ai quitté la Champagne pour Paris. Elle a sympathisé avec Alain Belmondo, le frère de Jean-Paul et directeur du théâtre des Variétés. Pendant dix ans, j’ai assisté à toutes les comédies. C’est en découvrant la pièce Thé à la menthe ou t’es citron ? que j’ai eu une révélation. Je me suis inscrite à des cours de théâtre de quartier. Ma mère m’a soutenue à fond dans cette voie-là. Elle m’a donné la confiance nécessaire. A 21 ans, j’ai rencontré un metteur en scène qui m’a fait jouer des classiques. Nous avons fait plein de petites scènes parisiennes, nous étions payés au chapeau, ce sont des souvenirs incroyables. Il nous a appris l’âme de notre métier. Depuis, je n’ai jamais arrêté de jouer.

Comme la plupart des artistes, vous n’aimiez pas l’école ?

J’étais une élève dissipée et qui s’ennuyait en cours. J’avais un côté révolutionnaire et ma crise d’ado a duré de mes 5 à 36 ans… Je vivais seule avec ma mère et je n’ai jamais connu de réel cadre. J’ai même eu une période kaïra, en mode jogging relevé dans les chaussettes, je faisais du hip-hop et je parlais en verlan. Je faisais tout pour me faire accepter dans le gang du lycée du 17e arrondissement. (Rires.)

Aujourd’hui, vous sentez-vous bien dans votre peau ?

Tellement plus qu’à 20 ans, mais les angoisses vont et viennent. Il y a des moments de sérénité, tout de même.

Quelles sont ces angoisses ?

Elles sont multiples. L’envie de perdurer, de se dépasser, de surprendre et de ne pas rentrer dans un stéréotype. J’ai toujours envie de prouver que je peux incarner plein de femmes. Mon rôle dans Tout le monde debout, de Franck Dubosc, m’a ouvert des portes. Je ne le remercierai jamais assez.

Vous avez joué dans les pièces de théâtre de Laurent Baffie. Etes-vous proches tous les deux ?

Laurent est un ami. C’est un homme qui adore les femmes et qui a surtout beaucoup de respect pour elles. Il souffre d’une image un peu erronée. C’est un homme brillant, instruit, fidèle et bon père de famille. J’ai adoré travailler avec lui.

Comment vivez-vous cette seconde grossesse ?

J’adore et j’en profite, car c’est peut-être la dernière ! Les hormones me jouent des tours, parfois, mais globalement j’aime cet état même si la fatigue commence à se faire sentir.

Quel genre de maman êtes-vous ?

Très câline et autoritaire quand il le faut. Mais je suis toujours contente de découvrir que mon fils a du caractère. Un peu comme sa mère…

La notoriété a changé votre vie ?

Absolument pas. J’ai le même mec depuis douze ans et tout est très cadré autour de moi. J’ai juste l’impression que ma vie prend le tournant dont je rêvais, celui d’une carrière tranquille, mais pérenne. J’ai tellement passé de castings, essuyé tellement de refus, qu’aujourd’hui, je me sens désormais légitime comme actrice.

La sortie de Divorce Club, initialement fixée au 25 mars, a été repoussée à une date ultérieure à cause des mesures de confinement.

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