Cameroun- Rapport de l’enquête sur Ngarbuh :« Je n’ai plus grand chose à dire », Dieudonné Essomba

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Dieudonné Essomba regrette de n’avoir pas été écouté. Depuis le début de cette guerre, il est resté campé sur ses positions : Fédéraliser le pays.

Il est d’autant plus réconforté dans cette position aujourd’hui, parce que cette guerre qu’on aurait du éviter ne fait que s’enliser. L’économiste et ingénieur statisticien s’est prononcé sur le rapport de la commission d’enquête mise sur pied par le Président de la République au lendemain de la tuerie de Ngarbuh dans la Région du Nord-Ouest, le 14 février 2020.

Voici son texte

Sur l’enquête de Ngarbuh L’enquête instruite par le Gouvernement sur les massacres de Garbuh a abouti sans conteste à la responsabilité des militaires de notre armée et des groupes d’autodéfense entretenus par le Gouvernement. Là-dessus, certaines personnes me demandent de donner mon opinion.

Mais je n‘ai absolument rien à dire ! Tout le monde peut témoigner de ma posture de départ : il fallait fédéraliser le pays pour éviter ce flot de sang. J’ai été traité d’antipatriote ! Ayant condamné la logique de la guerre en proposant des négociations pour instaurer le fédéralisme, je ne vois pas très bien comment je me mettrais à commenter les péripéties d’une guerre folle, inutile et sanglante que j’ai condamnée ! Vous ne trouverez jamais un commentaire de moi visant à approuver, ni à condamner le Gouvernement et son armée, ou la Sécession et ses groupes armés.

De toute façon, ce sont deux camps extrémistes et forcenés qui n’écoutent personne d’autres que leur haine et leur détermination.

Dans ces conditions, le sang coule et va continuer à couler, encore et encore ! Ce n’est que le début : le sang va couler, car aucun de ces 2 frères siamois, le Gouvernement unitaire et la Sécession armée ne peut gagner l’autre et aucun ne cédera à l’autre.

Il faut abandonner toute espérance de traiter ce problème par la voie militaire. Je n’ai plus grand chose à dire !

Dieudonné Essomba

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