Atanga Nji doit demander pardon aux journalistes d’après Wilfried Ekanga

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Au cours du programme Equinoxe Soir, l’analyste politique a réagi depuis son lieu de confinement en Allemagne, au communiqué de la présidence, confirmant que l’armée camerounaise a effectivement ôtée la vie à plusieurs civils dans la localité de Ngarbuh dans la nuit du 13 au 14 février dernier.

Paul Atanga Nji (c) Droits réservés

Le gouvernement, à travers les sorties respectives du porte-parole de l’armée Cyrille Atonfack, du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense Joseph Béti Assomo et du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi affirmaient que l’armée n’était en rien coupable d’un  «massacre » dans ce village du Nord-ouest. Pour le gouvernement, il était question d’un malencontreux incident qui avait couté la vie à 5 personnes.

Une thèse que réfutaient les ONG qui imputaient plutôt le massacre d’une vingtaine de civils à l’armée camerounaise. Face à ces positions contradictoires, le chef des forces armées avait instruit l’ouverture d’une enquête approfondie pour y voir clair. Les résultats des enquêtes parus ce 21 avril 2020, soit deux mois et une semaine après la tragédie font état de ce que les chefs de troupes n’ont pas su maitriser « leurs hommes », et dans leurs échanges de tirs avec les troupes séparatistes, 3 femmes et 10 enfants sont morts.

Les médias et les ONG faussement accusés de complot

Au plus haut des débats au sujet de ces attaques, le ministre de l’Administration territoriale était monté au créneau pour accusé certains médias parmi lesquels Equinoxe TV et le quotidien Le Jour d’œuvrer pour la déstabilisation du pays en accablant une armée professionnelle d’exactions qu’elle n’a pas commis. Il lançait par la mène occasion, une phrase depuis lors, devenue culte au Cameroun : «celui qui vend les œufs, ne cherche pas la bagarre».

Wilfried Ekanga demande à  Paul Atanga Nji de s’excuser

Intervenant depuis l’Allemagne à l’émission Equinoxe soir le mardi 21 avril, le consultant a estimé que le ministre de l’intérieur devrait revenir sur ses déclarations et faire amende honorable.

« Il faut que le ministre Atangana Nji fasse son mea culpa aux journalistes qui ont fait un travail de fond sur cette affaire», martèle Wilfried Ekanga, bien que reconnaissant que ce dernier a trop d’orgueil pour le faire.

Pour lui, «l’administration camerounaise arrête d’utiliser l’intimidation, l’arrogance et la violence comme un facteur de gouvernance, c’est ce qui met pays à genoux», conclut-il.   

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