SIEL 2020. Voici comment le CNDH évalue la situation carcérale au Maroc

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Par Qods Chabaa le 16/02/2020 à 12h33

prison

Des intervenants à la rencontre-débat sur la situation des droits humains en milieu carcéral, au stand du CNDH, au 26e SIEL de Casablanca, le samedi 15 février 2020.

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« Le CNDH et la situation carcérale, de la protection à la prévention »: c’est là le thème d’une conférence-débat qui a été organisée hier, samedi 15 février, à la veille de la clôture du 26e Salon international de l’édition et du livre de Casablanca. Le360 vous en rend compte.

La situation carcérale au Maroc, les relations entre le Conseil national des droits de l’homme et l’administration des prisons ont fait l’objet d’un débat, hier, samedi 15 février, au stand du CNDH au 26e Salon du livre de Casablanca.

Ce fut l’occasion, pour des membres du Conseil national des droits de l’homme, de présenter leur « mécanisme national de prévention de la torture ». Mohammed Benajiba, coordinateur de ce mécanisme, officiellement créé voici cinq mois par le CNDH, a expliqué son plan d’action, basé sur neuf axes, et qui court sur une période de deux années, de 2020 à 2022.

Cet outil, a-t-il détaillé, a pour principal objectif d’améliorer les relations et les comportements entre les différentes parties prenantes, dans les lieux de privation de liberté.

« Nous prévoyons également de commencer des visites périodiques dans tous les lieux de privation de liberté », a indiqué Mohammed Benajiba. Au cours de ces visites periodiques, consacrées par le cinquième axe de cette stratégie du CNDH, les membres de ce mécanisme prévoient également d’inventorier l’ensemble des lieux de détention, et de mettre en place un calendrier pour ces visites.

Pour sa part, Mohammed Bendriss, directeur régional de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGPAR) a tenu à rappeler à l’assistance tous les efforts consentis par cette institution pour le respect des droits humains. Il a évoqué les visites effectuées par les membtres du CNDH, ainsi que l’existence de « clubs de droits de l’homme », lesquels sont actuellement au nombre de 63.

Mohammed Bendriss a également indiqué que la DGPAR a installé dans l’ensemble des établissements pénitenciers du Maroc un « bureau des réclamations ».

« Ces bureaux ont reçu 1.292 plaintes en 2019 », a expliqué Mohammed Bendriss.

Ce haut responsable à la DGPAR a également souligné que dans le cadre des efforts de prévention des atteintes aux droits humains, et du respect de ceux-ci à l’égard des prisonniers, plus de 200 fonctionnaires de la DGPAR ont été formés en 2019.

Ce cycle de formation a d’ailleurs été organisé par la DGPAR en partenariat avec le CNDH.

Par Qods Chabaa

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