«Les violences vis-à-vis des enseignants traduisent l’amateurisme de nos Forces de maintien de l’ordre» 

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Au cours de l’émission dominicale Canal presse sur Canal 2 international, le militant de l’UPC a condamné les violences perpétrées par la police à l’endroit des enseignants jeudi dernier.

Jean Bahebeck (c) Droits réservés

Comme tous les dimanches sur le plateau de la chaîne nationale privée Canal 2 international, hommes de médias, politiciens et intellectuels se sont réunis autour de Bouba Ngomna pour décrypter l’actualité de la semaine. 

Au menu du jour, le lancement de la campagne pour le double scrutin local (législatives et municipales) qui se tiendra le  9 février 2020 mais aussi la riposte musclée des forces de maintien de l’ordre face aux seigneurs de la craie qui se sont retrouvées en grand nombre au Centre hospitalier Universitaire (CHU ) jeudi pour rendre un ultime hommage à leur jeune collègue de 26 ans Boris Njomi Tchakounté, assassiné par son élève le 14 janvier au lycée classique de Nkolbisson.

Rappel des faits

Jeudi 30 janvier 2020, les enseignants arborant leurs toges ont été dispersés par l’appareil répressif de l’État en recevant de l’eau et du gaz lacrymogène alors qu’ils marchaient en mémoire de leur collègue assassiné par un élève il y a seize jours au lycée de Nkolbisson.

Pr Bayebeck et d’autres panélistes indignés

Pendant les échanges relatifs à la seconde thématique, mis à part le conseiller technique numéro 1 au ministère de la communication Dr Felix Zogo, les invités dans leur quasi-totalité se sont inscrits en faux face à cette attitude répressive de la police camerounaise devant une manifestation pacifique.

Pour le Pr Jean Bayebek, les Forces de maintien de l’ordre sont amatrices en ce sens qu’elles ne connaissent pas encadrer des manifestations, mais simplement les réprimander.

«Les violences vis-à-vis des enseignants traduisent l’amateurisme de nos Forces de maintien de l’ordre qui ne savent pas encadrer des manifestations», lance tout de go le chirurgien.

Repris par Felix Zogo qui a voulu brandir le caractère illégal de cette marche du corps enseignant, l’Upciste ajoute qu’il  n’existe non plus de loi sur l’action de rendre hommage ou de faire une procession.

Allant dans le même sens que le Pr Jean Bahebek, Me Assira s’interrogera en ces mots : «Qui peut finalement manifester dans ce pays à part les militaires?». 

Une question qui vaut totalement son pesant d’or et met au centre des débats la problématique de la liberté d’expression au Cameroun.


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