La Cemac veut des accords de 2e génération avec le FMI

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La cellule de suivi du programme des réformes économiques et financières de la Cemac tenait sa 10e session le 18 décembre 2018 à Douala. Plusieurs dossiers au menu des discussions, dont celui portant sur les plans d’ajustements structurels entre le Fonds monétaire international et certains États de la zone.

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Au même moment que les chefs d’État et de gouvernements de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) étaient réunis à Libreville au Gabon, la cellule de suivi du programme des réformes économiques et financières de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) tenait sa 10e session à Douala. Au menu de cette rencontre de haut niveau, le suivi de la mise en œuvre du Pref-Cemac, le rapport de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Copil du Pref-Cemac, le rapport de la Beac sur l’opérationnalisation des structures du marché financier unifié, la note sur l’application de la nouvelle réglementation des changes et le rapatriement des recettes d’exportation, etc. D’après Michel-Cyr Djiena Wembou, secrétaire permanent du Pref-Cemac, l’exécution de la matrice de ce programme communautaire connaît « d’importantes avancées », depuis la tenue de la 9e session ordinaire et de la 2e session extraordinaire du Comité de pilotage du Pref-Cemac respectivement à Douala le 5 juillet et à Yaoundé le 3 octobre 2019.

Antoine Ngakegni, président de la cellule de suivi du Pref-Cemac, dévoile les domaines dans lesquels « les avancées les plus emblématiques ont été enregistrées ». Il cite notamment le produit intérieur, les réserves de change, la fusion des marchés financiers de la Cemac, la libre circulation des biens et des personnes. Plus concrètement, on apprend des experts que le spectre d’une récession est désormais écarté en Afrique centrale grâce aux « actions entreprises par les États et les institutions communautaires, avec l’appui des partenaires techniques et financiers ». La Cemac était en effet plongé pendant deux années dans une grave dynamique de reflux de ses indicateurs micro et macro-économiques. Le taux de croissance de la zone s’est ainsi établi à 1,7 % en 2018. Alors que tous les experts prévoient un taux de croissance, fin exercice 2019, de 2,7 %. Pour 2020, ils tablent sur 3 % de croissance communautaire.

Concernant les réserves de change, Antoine Ngakegni constate une hausse de 45 % du stock communautaire entre novembre 2018 et novembre 2019. Se situant à 4 792,7 milliards de FCFA au mois de novembre 2019. Soit 3 mois d’importations de biens et services non-facteurs. Le marché financier de la zone a également connu une importante mutation. « La première phase de la stratégie de fusion des deux bourses de la Cemac est terminée. Le marché financier régional est unifié et comprend désormais un régulateur unique, la Cosumaf basée à Libreville, une bourse unique, la Bvmac installée à Douala, un dépositaire central unique, le Dcu dont le rôle est assuré provisoirement par la Beac, et une banque de règlement unique qui est la Beac », a ajouté le président de la cellule de suivi.

Seul bémol, la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace communautaire. « Elle est en passe d’être effective », a déclaré Antoine Ngakegni. Relevant sur ce point « l’engagement des États à l’appliquer de façon intégrale en faveur de tous les ressortissants des États membres de la Cemac ». Les assises de Douala ont permis de relever d’autres goulots d’étranglement à l’intégration sous régionale et à une croissance communautaire soutenue : le faible rapatriement des recettes d’exportation, la laborieuse application de la nouvelle réglementation des changes, etc.

La Cemac projette toutefois engager dans le cadre du Pref-Cemac, à poursuivre les réformes structurelles. Il s’agit dès lors pour la zone d’accélérer l’intégration commerciale et la diversification économique, mobiliser les énergies autour des 12 projets intégrateurs prioritaires du plan opérationnel du Per. Il est également envisagé, au terme des programmes actuels, des discussions entre le Fonds monétaire international (FMI) et les États membres de la Cemac. « En vue de signer des programmes de deuxième génération beaucoup plus axés sur la croissance soutenue et inclusive », indique Antoine Ngakegni.

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