L’infertilité : des solutions aux quatre coins du globe

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Parlant de l’infertilité, on a souvent tendance à croire qu’il s’agit d’une situation à laquelle ne sont confrontées que très peu de personnes. Pourtant, les statistiques mondiales à ce sujet ont démontré clairement que ce problème est bien plus récurrent qu’on ne le pense. Dans des pays comme la France, par exemple, on estime à environ un quart le nombre de couples qui ont du mal à concevoir. Cela dit, il faut noter que ces chiffres ne s’appuient que sur les cas connus de problèmes d’infertilité. Beaucoup de couples en effet préfèrent ne pas se dévoiler, soit par gène, soit par ignorance des possibilités de traitements qui existent.

Clarification de la notion d’infertilité

 

De façon générale, on est considéré comme étant infertile, quand on a été incapable de concevoir sur une période d’une année environ de vie commune. Il faut bien sûr que le couple ait pendant tout ce temps tenté inlassablement d’avoir un enfant. Notons que ces tentatives doivent être ponctuées par une activité sexuelle régulière avec non-utilisation de méthode de contraception.

La notion d’infertilité peut s’avérer très subtile, tant les critères à prendre compte pour la définir peuvent varier d’une étude à l’autre. Par exemple, la période d’un an nécessaire à l’établissement du diagnostic peut être réduite à 6 mois lorsque la femme a atteint ou dépassé 35 ans.

Quels facteurs se cachent derrière les cas de difficultés de conception ?

 

En ce qui concerne les problèmes de fertilité, il faut avant tout savoir que l’homme et la femme sont égaux en matière de “responsabilité”. Dans tous les cas, les facteurs qui peuvent avoir des répercussions sur la capacité à concevoir sont nombreux.

De nombreux facteurs aussi bien organiques qu’émotionnels sont la cause des différents cas d’infertilité. Source de l’image : Pixabay.

Du côté des hommes par exemple, les raisons généralement citées sont les anomalies dans le processus de spermatogénèse. Il en résulte une mauvaise qualité du sperme, le plus souvent caractérisée par des problèmes d’insuffisance au niveau de la quantité ou de la mobilité des spermatozoïdes. À cela s’ajoutent des troubles érectiles ou éjaculatoires, sans oublier l’âge qui joue aussi un rôle non négligeable dans les cas d’infertilité masculine.

Chez les femmes, la difficulté à enfanter peut avoir pour cause les troubles ovariens, dont l’un des plus connus est le syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK. Les anomalies tubaires, en l’occurrence une altération de la trompe de Fallope, entraînent également l’infertilité. On compte également les malformations utérines, les pathologies cervicales et les facteurs génétiques. Il faut noter que l’avancement de l’âge chez les femmes a aussi une influence négative sur la fertilité.

Par ailleurs, il y a des cas de problèmes de conception qui ne sont liés à aucun des facteurs précédemment cités. Il arrive souvent en effet que la médecine soit dans l’incapacité de trouver une raison clairement établie à l’infertilité. À ce moment-là, on se tourne vers le côté psychologique et émotionnel, car oui, la santé mentale peut également en être en cause. Par exemple, certaines situations de stress ou de traumatisme ont été reconnues comme pouvant influencer la fertilité de l’homme et de la femme.

La médecine redonne de l’espoir aux couples infertiles

 

Heureusement, la science et la médecine se sont penchées sur les problèmes de fertilité afin de trouver des moyens de redonner le sourire aux couples. Des options alternatives aux méthodes de conceptions conventionnelles comme la GPA (gestation pour autrui) ont par exemple vu le jour. Pour beaucoup couples depuis sans progéniture, ce traitement constitue en effet la lumière au bout du tunnel. On peut aisément comprendre cet état d’esprit quand on sait combien l’envie d’avoir un enfant, voire plusieurs, peut être forte.

La GPA est une solution qui permet aux couples qui le souhaitent de devenir parents grâce à une mère porteuse. Source de l’image : Pixabay.

La difficulté de concevoir chez beaucoup de femmes vient souvent du fait qu’elles peuvent être dans l’incapacité de porter leur enfant elles-mêmes. La maternité de substitution s’avère être une solution intéressante pour réaliser son rêve de devenir parents. D’ailleurs, il devient de plus en plus aisé de trouver des femmes qui acceptent de porter l’enfant d’une autre, que ce soit par pur altruisme en échange de rémunération. Il faut noter que la substitution gestationnelle prévoit aussi une possibilité de dons de sperme de bonne qualité en cas d’infertilité masculine.

Soulignons que de plus en plus de pays, surtout ceux qui enregistrent un déclin de leur taux de naissance, encouragent la maternité de substitution. La GPA en Ukraine a permis à de nombreuses personnes – en couple ou non – de pouvoir enfin s’occuper de leur propre enfant. Il est également possible de recourir à d’autres types de solutions pour devenir parents. C’est le cas des traitements hormonaux qui permettent de corriger un tant soit peu les troubles de l’ovulation chez la femme. On propose également de traiter l’infertilité par insémination artificielle ou intra-utérine (IUU), ou encore par fécondation in vitro (FIV). Il est par ailleurs d’avoir recours à un don d’ovocytes, notamment pour les femmes ayant dépassé la ménopause.

La fécondation in vitro ou FIV compte parmi les traitements d’infertilité les plus demandés par les couples sans enfants. Source de l’image : Pixabay.

Le taux de fertilité mondial en chute libre ?

 

De nombreux rapports sur le niveau de fertilité au plan mondial indiquent un taux de natalité qui diminue d’année en année. En effet, différents constats mettent depuis peu l’accent sur le fait que le taux de fécondité actuel est inférieur au taux de remplacement. D’après la révision en 2002 des perspectives de la population mondiale de l’ONU, cette situation pourrait s’accentuer d’ici l’horizon 2050.

Si l’augmentation du taux d’infertilité est à la base de dépopulation mondiale, d’autres facteurs sont aussi en cause. Entre autres, les femmes ont désormais tendance à reporter à plus tard le moment de leur grossesse. Généralement, ce cas de figure est principalement motivé par une volonté de faire passer une carrière professionnelle avant celle de fonder une famille. On note également la lutte contre les infections et maladies sexuellement transmissibles qui a encouragé la promotion des moyens de protection comme le préservatif.

Certains spécialistes pointent également du doigt une modification du système hormonal dû aux aliments et produits cosmétiques remplis d’éléments chimiques. D’autres causes possibles sont entre autres l’alcoolisme, le tabagisme, l’obésité et les produits stéroïdiens.

 

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