Niger : comment Mahamadou Issoufou prépare la relève – JeuneAfrique.com

Comme le prévoit la Constitution, le chef de l’État Mahamadou Issoufou ne se représentera pas en 2021, mais il a déjà désigné son dauphin. À ses détracteurs, qui lui reprochent d’avoir sacrifié le développement économique au profit des dépenses sécuritaires, il oppose un bilan positif dont il s’enorgueillit.

«Une image vaut mille mots », aurait dit en son temps le Chinois Confucius. Mohamed Bazoum, qui enseigna plusieurs années la philosophie, s’en est-il rappelé, le 7 août, alors qu’il sillonnait la région de Tahoua au côté du président Mahamadou Issoufou ? Le ministre de l’Intérieur est souriant, comme le chef de l’État. Le premier, en habit jaune pâle, lève la main droite pour saluer la population rassemblée pour les accueillir.

Le second, revêtu d’un blanc immaculé, préfère la gauche. La symétrie est quasiment parfaite. Et pour cause, depuis février 2019, Mohamed Bazoum a obtenu l’investiture du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir) pour la présidentielle de 2021. Il tentera alors de succéder à Mahamadou Issoufou, qui ne peut constitutionnellement briguer un troisième mandat.

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