Quelques reactions de l’exterieur face à l’incendie de la Cathédrale Notre Dame de Paris.

Vu de Londres : “A un tel moment, quelle folie de prétendre que nous ne sommes pas tous Européens”
“Mes pensées sont ce soir avec les Français et avec les services d’urgence qui combattent le terrible incendie de la cathédrale Notre-Dame”, a tweeté la première ministre britannique Theresa May, tandis que le maire de Londres Sadiq Khan déclarait par le même canal : “Londres est dans la tristesse avec Paris aujourd’hui, et dans l’amitié toujours” en évoquant  les “scènes déchirantes de la cathédrale Notre-Dame en flammes”.
Alors que l’incendie faisait encore rage, l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby affirmait : “Ce soir, nous prions pour les pompiers qui combattent le tragique incendie de Notre-Dame et pour tous ceux qui, en France ou ailleurs regardent et pleurent ce lieu sacré magnifique où des millions de gens ont rencontré Jésus-Christ.”
Le message de Becky Clark, directeur des bâtiments de l’Eglise d’Angleterre se voulait empreint d’espoir : “La cathédrale St Paul a été détruite dans le grand incendie de Londres et celle de Coventry détruite par les bombes. Elles ont toutes été reconstruites, parfois différemment, pour rappeler l’éternité et la résurrection qui fondent la foi chrétienne.”
Replaçant l’événement dans le contexte du Brexit, le Guardian écrit dans son éditorial : “On a le sentiment que le coeur de la France et l’esprit de l’Europe ont été soudain cruellement arrachés. (…) A un tel moment, quelle folie de prétendre que nous ne sommes pas tous Européens.” 
                                                               Philippe Bernard, correspondant du Monde à Londres
La famille Pinault débloque 100 millions d’euros pour Notre-Dame de Paris, annonce François-Henri Pinault.

“Cette tragédie frappe tous les Français et bien au delà tous ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles. Face à un tel drame, chacun souhaite redonner vie au plus vite à ce joyau de notre patrimoine”, écrit le président de la holding familiale et du groupe de luxe Kering.

“Mon père (François Pinault, NDLR) et moi même avons décidé de débloquer dès à présent sur les fonds d’Artemis une somme de 100 millions d’euros pour participer à l’effort qui sera nécessaire à la reconstruction complète de Notre Dame”, conclut-il.