La passionnante vision de la Formule 1 offerte par Netflix

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LE SCAN SPORT – La célèbre plateforme de streaming américaine a sorti le 8 mars la très réussie série Drive to Survive. Une série documentaire de dix épisodes sur la saison 2018 de Formule 1.

Filmer en totale immersion le quotidien des écuries de Formule 1 en 2018. Voilà le pari (gagnant) que s’était lancé Netflix en partenariat avec la F1. Le résultat est sorti sur la célèbre plateforme le 8 mars dernier sous le nom de Drive To Survive, une série-documentaire de dix épisodes d’une durée de 27 à 40 minutes. Entre témoignages des pilotes, des journalistes, des directeurs d’écurie, les caméras embarquées à bord des monospaces, tous les ingrédients sont présents pour séduire aussi bien les passionnés que les novices. De quoi attirer un plus jeune public à l’heure où la saison 2019 débute ce week-end.

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Il faut dire que l’une des disciplines les plus secrètes du sport auto avait de quoi séduire. La saison 2018 ayant véhiculé énormément de rebondissements. Des duels entre coéquipiers (Ocon-Perez notamment), le choix de Ricciardo de rejoindre Renault et son duel avec Verstappen, l’hommage de Charles Leclerc à «son parrain» Jules Bianchi (décédé des suites d’un accident au Grand Prix du Japon en octobre 2014), la non-présence d’Esteban Ocon au volant d’une F1 en 2019, les déboires financiers de Force India, les nombreux accidents de Romain Grosjean, au Français Pierre Gasly… Tout y passe, rien n’est oublié. Pas même les très intéressants témoignages de Will Buxton et Chris Medland, journalistes spécialistes de la F1, dont l’apport était nécessaire à la narration.

La série donne à voir les coulisses de la F1

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Alors, forcément, pour les fans de Formule 1, il n’y a aucun effet de surprise sur les résultats. Pour autant, la série séduit par l’intensité qu’elle dévoile. Il n’y a pas uniquement l’ambition de retracer linéairement les 21 courses, bien au contraire. La série tente de raconter certaines histoires de la saison en y dévoilant l’intimité sur et en dehors des pistes de ces hommes et femmes qui animent ce championnat automobile.

Menée par James Gay-Rees, déjà auteur du documentaire sur Ayrton Senna en 2010, la réalisation de Drive To Survive (Pilotes de leur destin en français) a séduit l’instance de direction de la F1. Ce qui ressort énormément de cette série, c’est l’aspect très humain qu’elle dégage. Avant d’être des as du volant, ce sont des êtres humains avec leurs moments de gloire ou de doute. Mais ce sont également de très grands compétiteurs.

À ce sujet, deux personnages ressortent de cette série. D’un côté, Günther Steiner, le directeur de l’écurie Haas, très franc, n’a jamais semblé jouer un rôle. Et c’est ce qui plaît. «Ils voulaient la vérité, et ils ont été très intelligents à ce sujet, pour l’obtenir. Et c’est ce qu’ils doivent faire, parce qu’au final, faire un mauvais film n’a aucun intérêt, car nous perdrions des fans. Pour moi, c’est comme si j’aidais, explique-t-il à motorsports.com. Si les gens le voient et que nous avons plus de fans et de gens qui le regardent, c’est ce que nous voulons tous. Alors encore une fois, j’étais juste moi-même.»

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Du côté des pilotes, c’est le si particulier Daniel Ricciardo qui fascine. Son passage de Red Bull à Renault a joué pour beaucoup. Mais le natif de Perth (Australie), a ouvert grand ses portes pour en dévoiler sa personnalité. «C’est étrange de se voir à la caméra. Je me vois derrière le volant d’une voiture mais c’est différent quand vous vous entendez parler. Je pense que ça va être cool, juste en général, pas seulement pour moi mais également la F1, d’avoir plus de présence comme ça, expliquait le pilote à motorsports.com. Afin que quelqu’un qui vit dans une petite ville des États-Unis ou ailleurs dans le monde puisse voir cela et avoir une meilleure compréhension de la discipline. Donc c’est vraiment une bonne chose pour la F1 globalement.»

L’absence notable de Ferrari et Mercedes

L’opération séduction devrait forcément opérer, les fans n’oublieront évidemment pas l’absence des écuries Ferrari et Mercedes plutôt réticentes au sujet de cette production (Ferrari ouvrant légèrement ses portes sur la fin…). Pour autant, les aficionados voient d’un œil nouveau la précédente saison où le règne de Ferrari et Mercedes a été sans partage.

Mais la direction de la Formule 1 souhaite régler ce défaut en obligeant que toutes les écuries soient concernées par la saison 2 de cette série-documentaire dont la date butoir n’a pas encore été dévoilée. Une chose est sûre, les téléspectateurs ne rechigneront pas à consommer une nouvelle fois plus de six heures de programme sur la F1 et sa face cachée si passionnante.

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