Libye : les interférences extérieures « compliquent une situation déjà compliquée » (UA) – JeuneAfrique.com

Lors du 32e sommet de l’Union africaine (UA), le commissaire pour la paix et la sécurité de l’institution panafricaine, l’Algérien Smaïl Chergui, a fait une série d’annonces sur la Libye et la situation au Sahel.

Le commissaire de l’Union africaine (UA) pour la paix et la sécurité, qui a à plusieurs reprises appelé au règlement prioritaire de la crise libyenne, s’est félicité qu’à l’issue de la réunion de dimanche, l’UA et les Nations unies ont décidé de renforcer leur coopération sur le dossier libyen.


>>> À LIRE – Libye : le maréchal Haftar avance dans le sud-ouest et inquiète Tripoli


Parmi les présents à cette réunion de haut niveau sur la Libye les ministres des Affaires étrangères égyptien, algérien, tunisien, l’émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé et le vice-Premier ministre libyen Abdelsalam Kajman. La séance était dirigée par le chef de l’État du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, accompagné de Moussa Faki, président de la commission de l’UA, et donc de Smaïl Chergui.

Ce dernier a dénoncé les nombreuses interférences extérieures sur le dossier libyen « qui compliquent une situation déjà compliquée ». « Je peux vous dire qu’il y a aujourd’hui un accord total entre l’UA et l’ONU pour travailler main dans la main pour promouvoir et organiser la conférence de réconciliation nationale. Cette dernière devrait être la plus inclusive possible », a-t-il ajouté.

Conférence nationale libyenne début juillet ?

Le commissaire à la paix et à la sécurité a également fait valoir que la crise libyenne touchait tous les pays de la région, comme en témoigne l’attaque des rebelles tchadiens depuis le Sud de la Libye. « Le temps est venu pour la communauté internationale de soutenir l’initiative conjointe de l’Union africaine et de l’ONU dans le but de sécuriser les échanges entre les Libyens », a notamment déclaré Smaïl Chergui.

La conférence nationale sera suivie d’une possible date pour la tenue des élections. Tout cela doit intervenir cette année

Interrogé par Jeune Afrique sur la tenue de la Conférence nationale, Smaïl Chergui a annoncé qu’une date serait arrêtée dans l’après-midi (du lundi 11 février). Selon nos informations, elle devrait se tenir début juillet. « Elle sera suivie d’une possible date pour la tenue des élections. Tout cela doit intervenir cette année », a indiqué le commissaire. Avant de saluer l’action de Ghassan Salamé, l’émissaire du secrétaire général de l’ONU pour la Libye : « Ce qu’il est important de noter, c’est qu’un nouveau départ a été donné, et que nous nous rejoignons avec l’ONU sur ce problème (…). Les interférences non nécessaires doivent cesser immédiatement », a insisté le commissaire.

Toujours selon nos informations, l’Égypte s’opposerait toutefois à ce que le gouvernement de Tripoli présidé par Fayez al-Sarraj désigne les invités à la conférence de réconciliation nationale. Laquelle pourrait se tenir au Caire. Quant aux élections, le Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye espère qu’elles seront organisées en octobre 2019.

Cet article est apparu en premier sur JEUNE AFRIQUE