Le harcèlement sexuel dans la restauration résiste à #MeToo

« Jolies dents, j’en ferais bien un collier autour de ma bite. »

C’est à cette remarque, et à bien d’autres, que Zoé, 19 ans, a été confrontée pendant qu’elle bossait, l’été, en restauration. Et elle est loin d’être la seule.

Le harcèlement sexuel en restauration

Anaïs Condomines a enquêté sur le sujet du harcèlement sexuel en hôtellerie et restauration. À lire les témoignages, c’est effarant : le problème semble omniprésent.

Et l’impunité semble totale.

Aux côtés de Zoé, elles sont nombreuses à raconter leur histoire. Parfois en contrat estival, parfois en CDI. Parfois dans de prestigieux établissements, parfois de petits restaurants.

Peu importe le contexte, les réflexions sexuelles, les « blagues » salaces, les érections du patron, les mains baladeuses en cuisine sont là.

Le harcèlement sexuel omniprésent en restauration

Ce qui m’a frappée dans cette excellente enquête, c’est que le harcèlement sexuel semble si « normal » qu’il est quasiment enseigné dans les écoles formant aux métiers de la restauration, selon plusieurs témoignages.

Il ne vient pas uniquement des clients, mais aussi et surtout des collègues et supérieurs hiérarchiques.

Comment les choses pourraient-elles changer si dès la période de formation, les remarques connotées et le sexisme sont monnaie courante ?

J’espère que l’article d’Anaïs Condomines permettra d’éveiller les consciences et d’amorcer un changement dans ces secteurs, qui restent très masculins.

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